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  • Pause philo #21

    Jeudi 8 janvier 2014 : 21ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Enfin une pause philo, après des semaines de disette !

    Une expression a suscité l’intérêt et a été le moteur de cette séance de papotage :

    L’expression :  » FICHE-MOI LA PAIX ! « 

    Il était important de trouver le sens du verbe « ficher » qui vient donc du langage familier et qui est synonyme de « se faire donner ».

    Ce type de langage est plutôt grossier, et ne s’utilise pas avec n’importe qui, mais plutôt avec des proches (familles, ami.e.s, connaissances… mais rarement de parfait.e.s inconnu.e.s). C’est une façon de parler agressive, tant dans les mots que leurs sens.

    C’est le paradoxe avec le mot « paix » qui appelle à l’apaisement.

    En fait, cette expression est une demande abstraite, non réalisable, comme « va te faire voir ! « . Car si l’on cherche, c’est juste une chose imagée et non palpable, non physique.

    Cette expression s’utilise dans une situation que la personne qui la formule trouve dérangeante, stressante… mais pas violente :

    On ne dit pas « fiche-moi la paix ! » a une personne réellement violente envers nous-même et qui risque de nous agresser physiquement. C’est au contraire, une personne qui est gênante par son comportement, son attitude ou son discours envers nous mais surtout par rapport ce que nous faisons à ce moment précis.

    L’autre vient troubler notre besoin de paix. Mais cette cexpression, même si elle n’est pas réellement violente, amène le conflit, car elle met une cassure nette dans la relation avec l’autre sans lui laisser d’alternative.

    Dans cette formulation, on perd sa propre responsabilité en la donnant à l’autre pour qu’il agisse sur notre paix, au lieu de donner un choix réalisable à l’autre pour ne pas créer plus de malaise.

    Il y a une différence à  faire avec les mots que l’on utilise, avec d’un coté les sentiments (faim, tristesse, colère, peur…) et  de l’autre les jugements masqués (accablé, humilié, blessé…) qui ne font pas transparaître notre état, mais font références à ce que l’autre nous fait subir.

    Notre société est faite ainsi, pour déresponsabiliser les gens (du politiciens au patrons et petits chefs/gourous, sans oublier les religieux de tous bords qui en abusent), c’est à chaque fois la faute de l’autre sans se soucier de ce que l’on fait, peut faire ou envie de faire.

    Cette expression est une action pour stopper toute communication et interaction avec l’autre, ce qui engendre donc un conflit car il ne laisse pas de choix à l’autre.

    Elle peut être formulée envers une personne même si elle est dans une démarche positive, comme par exemple lorsqu’une personne fume et que l’autre lui fait des remarques sur la santé, la pollution, les industries mortifères pour les humains et la planètes, les multinationales… et que celle-ci ne veut pas entendre, ou quand une personne ronge ses ongles, vole autrui, ou commet des actes non-éthiques. La citation devient synonyme de « Laisse-moi faire ce que je veux ! « .

    Il était malheureusement le temps de conclure : Nous sommes seul.e.s responsables de  notre paix, elle nous appartient car elle est en nous, et nous ne pouvons l’avoir que si nous formulons nos besoins à l’autre afin de ne pas briser le lien en lui proposant de participer à notre paix : « Pour ma paix, serais-tu d’accord pour – faire, dire, jouer…- dans X minutes (que ce soit réalisable) » sans utiliser de mot ou formulation négative et ainsi garder le respect de soi et de l’autre.


  • Pause philo #20

     Jeudi 30 avril : La 20ème  Pause Philo !

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Et comme d’habitude, une discussion très riche, après les présentations d’usage.

    Le thème s’est vite imposé après avoir commencé à échanger sur la vie :

    Peut-on espérer un changement de société ?

    Il fallait d’abord définir de quelle société nous allions parler et il a été évident que nous pensions à une société libre sans discrimination, aucune… que soit envers les humains ou les animaux, et ce dans le respect de la biodiversité. Donc une société éthique antispéciste.

    Il y a donc 2 façons de faire :

    Faire changer les mentalités de tous/toutes ou faire pression sur les politiques.

    Beaucoup d’exemples, d’expériences vécues ou retranscrites à travers certains livres d’histoire (souvent oubliés dans le cursus scolaire traditionnel), des projets idéalisés…

    Il n’est pas bon et contraire à l’idée d’une société de gens libres de vouloir écrire cette société car cela reviendrait à l’imposer comme un dogme (l’histoire nous montre depuis toujours et encore aujourd’hui à quel point c’est négatif).

    Une société libre, ne peut se faire qu’avec des gens libres et surtout responsables d’eux/elles-mêmes autant dans leurs actes que leurs pensées.

    Une société plus respectueuses de la nature, ne veut pas dire un retour à la préhistoire, mais mettre au service de tous/toutes les progrès technologiques qui n’exploite pas ou ne détruisent pas la nature et les êtres (humains ou animaux).

    La violence existe dans notre monde sous de multiples formes, mais le pacifisme n’est que le jeu des puissants et de leurs intérêts, pour ne pas craindre de soulèvement de masse qui pourrait leurs faire perdre leurs privilèges. La violence faite envers certains humains exploités (jusqu’aux enfants), expropriés de leurs terres par des multinationales, des animaux qu’on utilise comme des produits et la planète qu’on saccage et pollue, la violence est partout.

    Être contre cet état de fait est une réaction, parfois violente car c’est bel et bien vouloir imposer le respect puisqu’il n’existe pas. Mais c’est en définitive une réaction et non une action violente. Sans ce manque de respect, il n’y aurait pas de violence (l’exemple de l’antifascisme qui s’oppose aux actes violents du fascisme qui se multiplie et se banalise partout).

    Comme pour l’esclavage en son temps (heureusement révolu), seule une partie du peuple (moins de 15% de le population a demandé son abolition contre l’avis de la majorité qui en profitait et trouvait ça normal d’avoir des esclaves.

    Pour la planète, et les humains et animaux (tous et toutes, sans aucune distinction), il est un devoir, pour eux avant tout, de demander l’abolition de toute forme de discrimination à leur encontre, que cesse toute forme d’exploitation qui utilise des animaux et qui ne respecter pas la biodiversité de notre planète.

    Un échange très passionnel avec des visions très convergentes de la situation et de ce qu’il est bon d’espérer, même dans le climat actuel d’individualisme et d’égoïsme.

    La conclusion de cette pause philo fut partagée elle aussi, car si on ne peut espérer un changement de société en répondant « non », on arrête d’agir et on cautionne ce qui se passe de plus mauvais dans notre monde, mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, donc « oui » soyons le changement que nous voulons.

    C’est ainsi que s’acheva la Pause Philo, enchaînée par le Rendez-Vous de Charlie #2 pour mettre en application directe le thème de cette séance (lien ici)


  • Pause philo #19

    Jeudi 18 septembre 2014, une Pause Philo après plusieurs semaines sans papotages, le soleil devant être une cause pour ne pas s’enfermer même pour un bon moment.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182

    Après avoir discuté de tout et de rien, en attendant l’horaire de la Pause Philo, il fallait trouver un sujet.

    Mais le plus dur ne fut pas le sujet en lui-même, mais la façon de le formuler.

    Après plusieurs tentatives, il a fallut s’arrêter pour enfin discuter :

    Pourquoi a-t-on des pensées spontanées ?

    Une large réflexion sur l’origine de ces pensées qui arrivent souvent de manières complètement involontaires et incontrôlées, souvent, si ce n’est toujours, hors contexte.

    Elles sont envahissantes et peuvent mettre les personnes mal à l’aise. Mais sont-elles l’œuvre de quelqu’un/une d’autre ou n’est-ce pas en définitive des choses que l’on a dans un coin de l’esprit et qui surgissent à un moment où notre inconscient est réceptif ?

    Les idées qui nous traversent forment notre personnalité, et se forgent par notre expérience et notre vécu.

    L’important n’est-il pas de ne pas chercher à savoir d’où ces idées proviennent, mais plutôt de ne pas se laisser submerger et perdre le contrôle de son esprit, en s’organisant par rapport à ses propres priorités ?


  • Pause philo #18

    Jeudi 10 avril 2014 : 18ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Une pause philo originale puisque le thème choisi a été :

    Faut-il croire en une vie extraterrestre ?

    Une discussion plus basée sur des investigations plutôt que sur la philosophie, laissant les doutes d’une vie éventuelle sur d’autres planète par rapport aux milliards d’étoiles de galaxies innombrables, avec leurs potentielles planètes où la vie pourrait avoir vu le jour.

    Aujourd’hui, les faits sont là, des personnes avec des responsabilité affirment qu’il existe des objets volants que l’humain actuel ne peut (encore ?) créer. Des technologies qui ne sont pas envisageables dans un avenir quelconque (un humain ne pouvant survivre aux accélérations constatées parfois par échos radars…).

    Dans de nombreux écrits d’une multitude de peuples à travers la planète, et surtout l’histoire, font référence à des êtres « venus d’ailleurs ». Beaucoup de chercheurs et scientifiques sérieux et reconnus dans le monde émettent l’hypothèse d’une vie extraterrestre.

    Même si à l’heure actuelle, il n’existe pas de preuve formelle et concrète, dans le sens tangible, on ne peut pas s’empêcher de penser (voire espérer) une vie ailleurs.


  • Pause philo #17

    Jeudi 27 mars 2014 : 17ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Des nouvelles têtes pour cette Pause Philo, de quoi donner de la motivation. Après une petite présentation du lieu et du déroulement des Pauses Philo, la discussion a porté sur la commune. Et il n’en fallait pas plus pour poser un thème :

    Capbreton !

    Tout d’abord, tout le monde s’est accordé pour dire que le climat est plus sympa que dans beaucoup de régions et que l’Océan est une source de bien-être. Pris entre 2 saisons, Capbreton est une ville touristique : Pleine de monde en été, où il se passe pleins de choses, mais aussi où il y a plein de monde, (presque trop !) et le reste de l’année où l’on peut dire « bonjour » aux gens que l’on croise et parfois même pouvoir discuter un  peu, comme dans un village de 8000 âmes. Les gens sont plutôt accueillants, parfois moins dans le monde du travail, qui se fait rare et où la compétition fait rage, surtout pour les gens non-originaires de la région vus/vues parfois comme des envahisseurs.

    Sur les plages et ailleurs, les locaux sont en général moins propres et disciplinés que les autres, mais heureusement que d’autres sont là pour respecter leur cadre de vie. Comme l’a prouvé le triste sort de milliers d’animaux sur nos côtes, dont un certain nombre (jamais assez) a été sauvé par des bénévoles pour ne pas finir mort par les intempéries qui ont sévis sur tout le littoral atlantique.

    Capbreton est une ville côtière avec un cadre de vie agréable où il fait bon vivre, comparé à d’autres régions du nord. Un cadre qu’il est important de préserver contre les pollutions et les promoteurs peu scrupuleux. 

    Les gens ne sont pas des acteurs/actrices de leur vie, mais des consommateurs/consommatrices voués au culte de l’achat compulsif induit par les médias et leurs publicités lobotomisantes. La génération mc do qui « bouffe de la merde et qui fait de la merde » puisque la plupart des déchets qui longes les routes et trottoirs des villes viennent de fast foods.

    Dire « bonjour » est un acte anodin qui ne coûte rien à celui/celle qui le donne, mais peut égayer la journée d’une personne qui le reçoit. En hiver, sur Capbreton, il est facile de le faire et pouvoir même discuter un peu. Ce qui est beaucoup moins évident en période estivale où la ville se remplie de touristes. 

    Le tourisme fait vivre la commune et de multiples chosent se déroulent pendant cette période faste, permettant à beaucoup de commerces de vivre le reste de l’année. Même si cet aspect est primordial pour Capbreton, et que le calme revient vite pour la saison hivernale, il est important de se soucier de l’impact sur la nature.

    Dans une grande ville, un sourire peut être pris comme une agression, mais plus généralement comme une chose anormale. Il est difficile de dire « bonjour » sans que la personne se demande ce qu’on a à lui demander. C’est un constat bien triste, mais une terrible réalité, l’humain s’enferme dans son intimité.

    La solitude fait consommer, et c’est bien ce que recherche les gens de pouvoirs de notre société, au détriment du bien-être individuel. L’argent, c’est le paraître, avec la publicité pour créer des besoins, souvent futiles.

    Le capitalisme fait des ravages, tant au niveau social, qu’écologique bien au delà de toute logique. La recherche de profit de quelques uns/unes qui cause l’exploitation de la grande majorité des autres : 5% des personnes (les plus riches) se répartissent plus de 80% des richesses de toute la planète !

    Pourtant des individus/individues se bougent pour changer les choses avec des initiatives souvent locales. Ici, à Capbreton, nous avons les associations SEL-CAPBRETON (Système d’Échange Local) et EGALITERRE, le BLOG « changeons d’Ère 40″, l’Espace de Vie VEGANETHIK, le CLÉAH… qui veulent un changement pour un monde meilleur (en liens en bas à droite).

    L’agriculture biologique est la seule solution viable pour se nourrir sans détruire notre environnement et pourtant rares sont les personnes qui en consomment. il est prouvé que l’humain, dans sa grande majorité, attend qu’un certain pourcentage de gens changent pour changer à son tour. Constat décevant quand on sait l’importance d’un changement radical de façon de vivre qu’il faut mettre en place dès maintenant.

    Les gens ont besoin d’un déclic personnel. Les grandes phrases, les slogans, les manifestations… n’ont que très peu d’effet, si la personne ne se sent pas touchée directement. La pollution force les gens à changer, mais il faut attendre que quelque chose de négatif nous arrive pour prendre réellement conscience au point de changer ses habitudes. Les gens fument tout en sachant que c’est un poison qui tue des milliers de personnes de part le monde chaque jour, jusqu’au jour où ils/elles ont un cancer ou une personne proche.

    L’égoïsme pousse les gens à se replier sur eux/elles-mêmes en ne se sentant concernés/concernées par rien qui ne les touche directement. Les gens se ferment jusqu’à l’accident. L’exemple des familles qui se mobilisent seulement après la mort ou la maladie de l’un/une d’entre eux/elles.

    Il est pourtant compliqué de s’ouvrir à des inconnus/inconnues et de se dévoiler car l’intimité est une norme de confort, mais surtout de sécurité. Le fait d’ouvrir cette sphère du privé peut nous mettre en danger, en état de faiblesse par rapport à son vécu personnel. Il est plus facile de faire des connaissances dans des endroits neutres que chez soi.

    La montée des inégalité cause des dérives sociales importantes et préoccupantes. Tel le phénomène dieudonné qui cristallise un malaise des dérives des médias et des politiques en place. Mais au delà de personnage en tant que comique, il est devenu un militant politique avec des idées fascisantes et comme bardot qui aime certains animaux en soutenant le front national, un humain reste un tout : On n’est pas un comique un jour et un politicien d’extrême-droite un autre jour, ou une vedette déchue vouée à une certaine idée de la cause animale un jour et l’instant d’après pro-fn, l’humain est un tout. Et ne pas s’opposer aux personnes qui véhiculent certaines idées nauséabondes (pour quelque prétexte que ce soit) c’est cautionner toutes leurs facettes, dont les pires.

    L’important, c’est de partager, de donner l’exemple d’un monde meilleur et ainsi pouvoir espérer faire changer les mentalités. La france est l’un des pays les plus consommateurs d’antidépresseurs, au lieu de se bouger et de prendre en main sa vie.

    Mais les pouvoirs politiques et financiers ne sont pas prêt à se changement et font tout pour que les choses restent en l’état pour mieux nous contrôler. L’alcool est un poison, mais qui rapporte de l’argent à des personnes de pouvoir en laissant les autres noyer leurs révoltes dans leurs verres, avec toute l’incidence que cela comporte : violences, conduites dangereuses… pour instaurer répression et présence policière partout. Le pouvoir trouve son compte à laisser les gens dans leurs addictions destructrices.

    N’est-ce pas tellement plus simple de devenir addict à quelque chose de négatif qui nous fait oublier le misérabilisme de notre vie, plutôt que de devenir acteur/actrice de notre existence, par nos actes et nos pensées ?

    La technologie est un superbe outil de communication, mais pour la plupart des gens, tellement mal utilisé qu’elle en devient négative, en enfermant les gens dans une autre addiction au lieu de créer une véritable connexion sociale. Il est plus facile de se dévoiler sur Internet, de pouvoir dire des choses personnelles, sans peur du jugement direct de par la distance physique qui sépare les destinataires. Mais le but ultime n’est-il pas de créer du lien social autour de soi dans la « vraie » vie ?

    La Pause philo touchant à sa fin, après avoir débordée de l’horaire, les conclusion ont dont été ainsi :

    Capbreton est un peu ressentit comme une ville de vieux où les jeunes veulent bouger, et que pouvoir avoir un endroit de discussion, comme la Pause Philo est plutôt cool, c’est un espace de parole, sans jugement où chacun/chacune peut s’exprimer avec ses propres mots sans avoir besoin d’un dictionnaire.

    Et si Capbreton doit bouger, c’est à nous de le mettre en œuvre !


  • Pause philo #16

    Jeudi 20 mars 2014 : 16ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Une petite discussion sur des questionnements personnels a posé naturellement le sujet du jour :

    Peut-on vivre avec des proches opposés/opposées à nos propres valeurs ?

    Notre intégrité peut-elle nous forcer à prendre des distances par rapport à nos proches ?

    L’amour pour quelqu’un (aussi valable pour une forte amitié) peut nous pousser à faire des compromis. Mais un compromis reste une forme de négation de ses propres valeurs.

    Quand on n’a pas (plus) le même centre d’intérêt que l’autre, une distance se créée et qui vient perturber notre intimité. Mais peut-on tout tolérer jusque dans notre profonde intimité ?

    Ouvrir le dialogue en cherchant à s’expliquer et donner son point de vue n’est pas une chose si simple. Il est tellement courant de s’entendre taxer d’extrémiste, comme un argument choc imparable pour mettre fin à tout débat et contre toute forme d’ouverture.

    Mais le fond du problème n’est pas la position de nos valeurs éthiques (puisqu’il en est question), mais du fait que les gens en face ne veulent pas changer en criant au respect de leurs choix, de leur propre liberté à faire ce qu’ils/elles veulent. Ils/elles oublient les impacts de leurs comportements, sur eux/elles-mêmes d’abord, sur leurs proches, sur les autres et leurs incidences sur la planète.

    L’exemple du choix de fumer, n’est pas un choix personnel, puisqu’il implique la destruction de sa santé, de la culture des plants de tabacs dans des régions du monde où la famine tue, où les gens sont exploités, la nature saccagée, les animaux sauvages chassés de leurs milieux naturels, l’appauvrissement des sols, la pollution engendrée par les pesticides et engrais chimiques, sans compter les tests sur animaux en labo pour la recherche sur les maladies induites par le tabac… maladies nombreuses qui tuent des millions de gens à travers le monde après des soins intensifs et couteux pour des pays comme le notre qui bénéficient de sécurité sociale… L’argent public est utilisé pour soigner des gens qui ont fait de mauvais choix dans leurs vies (alcool, tabac, drogues, malbouffe…) au détriment de tous et toutes les autres qui se respectent et respectent ce qui les entourent.

    L’exemplarité de sa vie en adéquation avec ses propres valeurs est le meilleure moyen de se faire respecter dans nos choix.

    L’isolement peut devenir un danger, soit pour soi directement (stress, dépression) ou pour nos valeurs que l’on risque de renier pour pouvoir avoir une vie sociale. Pourtant, une troisième solution existe, celle de se rapprocher de gens partageant nos valeurs.

    Ne pas accepter l’autre tel qu’il/elle est, n’est pas une preuve de tolérance, mais quand cette personne se pollue en se détruisant, n’a-t-on pas le devoir de s’opposer à cela, par amour, compassion, respect ?

    Les personnes évoluent différemment, et quand dans un couple, l’un des 2 décide d’évoluer, un décalage se forme. Soit un compromis est possible et viable, soit c’est le fossé qui se creuse. Si l’autre comprend et se dit ouvert, il faut alors pouvoir laisser le temps, sinon il faut provoquer un déclic, une mise au point. Parfois, jusqu’à prendre des distances physiques afin de permettre à l’autre de se poser les bonnes questions, sur ce qu’il/elle désire vraiment dans son existence et ce qu’il/elle peut projeter dans l’avenir.

    Il est confortable de faire « comme tout le monde » L’effet de masse est une forme de sécurité qui nous impose des comportements, mêmes inconscients. Être différent/différente n’est pas toujours facile car l’on se confronte alors à tous ceux et toutes celles qui ont des intérêts (politiques ou financiers) pour ne pas que les choses changent, et tous/toutes les autres qui se complaisent dans le système actuel pour de multiples raisons, loin de toute réelle liberté, mais plutôt à la solde de notre société consumériste.

    Être libre est une chimère, même nos pensées les plus profondes sont dictées par notre éducation, depuis la famille, jusqu’aux médias et tous les lobbies industriels et politiques.

    Pour être libre, au moins dans sa tête, il faut être en accord avec ses valeurs, changer les choses vers plus de respect de ses valeurs et ne pas hésiter à chercher conseils auprès de gens ayant des sensibilités identiques, ou s’approchant, de nos propres valeurs.

    L’éthique, pour l’instant, a un prix à payer, même dans notre intimité et ce n’est pas toujours sans douleur. Le changement a un prix à payer malheureusement. Mais il faut être fier/fière d’être les précurseurs de cette transformation éthique.


  • Pause philo #15

    Jeudi 6 mars 2014 : 15ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Une petite discussion en attendant le début de la séance, a amené le sujet du jour :

    En tant qu’individu/individue, que peut-on faire pour faire changer les choses ?

    Trop de gens attendent des autres qu’il se passe quelque chose pour agir, car beaucoup ne savent pas quoi faire ou comment faire, sans compter la peur de se voir confronté/confrontée aux autres.

    Changer, c’est aller contre un système, donc contre des gens qui font ce système, de manière consciente en y trouvant un profit ou juste en participant à son fonctionnement.

    Avant de vouloir changer de système, il est important de se changer soi avant tout, comme le dit le slogan « si tu veux que le monde change, commence par toi ». C’est opérer une réelle transformation de ses valeurs propres pour se mettre en cohérence avec sa vision du système vers lequel on tend, et pas juste un effet d’annonce, comme trop de politiciens et politiciennes (tous bords confondus).

    Il faut donc devenir un exemple et vivre au maximum suivant ses propres valeurs. Ce qui n’est pas toujours facile, car le changement fait peur aux autres (celles et ceux qui ne veulent pas changer) mais qui fait aussi peur à nous-même, en faisant le choix de perdre des choses, comme des amitiés, bien plus que le fait de ce que l’on a à gagner.

    Chacun et chacune avons notre vision du monde et du système. La plupart des gens sont bien comme ils/elles sont et ne veulent pas d’un changement, aussi positif soit-il.

    Il faut souvent un déclic négatif face à ce qui nous arrive et qui nous touche directement personnellement d’une manière profonde pour avoir conscience qu’un changement est nécessaire, sinon les gens se laissent vivre sans se poser de questions.

    La changement, c’est bel et bien, de vouloir transformer une chose qui ne nous convient pas (plus) au delà du conditionnement familial, sociétal et de tous les lobbies industriels et politiciens qui nous dictent de manière plus ou moins détournée ce que tous et toutes devons faire.

    Notre modèle sociale est basé sur des valeurs où l’important n’est pas le minimum vital, mais la recherche constante de l’accumulation de biens. Et vouloir changer cela, c’est vouloir supprimer un certain type de confort dont la majorité n’est pas prête à faire.

    L’humain est fait pour vivre en société, et non seul/seule sur une île, mais en même temps, il a peur de ce qu’il ne connait pas d’où exclusion (comme la xénophobie ou toute autre discrimination qui ne se base sur aucun argument scientifique, mais seulement sur des aprioris moraux pour condamner des êtres sans essayer de les comprendre).

    Mais vouloir changer des choses, c’est bien une forme de militantisme. Il faut alors se pencher sur la forme à prendre et adapter son discours. L’autre interprétant notre discours en fonction de sa propre interprétation.

    L’adaptation de notre discours fait face à 2 types de personnes : Celles et ceux qui ont des intérêts dans ce système qu’elles/ils ne veulent pas voir changer de peur de perdre leurs pouvoirs politiques ou financiers (ou les 2 en même temps) et les autres qui vivent bien dans ce système.

    D’un coté, il y a les gens qui subissent le système que l’on veut faire changer, donc il faut les sensibiliser.

    Et d’un autre coté, il y a les gens qui profitent du système à qui l’on doit s’opposer par une forme de boycott de leurs intérêts, en dénonçant leurs agissements pour les faire stopper.

    Notre système est vicieux et nous fait croire qu’il se soucie des gens, de tous les gens. L’exemple frappant, c’est la prise en compte des gros industriels de la grande distribution (supermarchés et autres) qui se mettent à vendre des produits biologiques certifiés en en faisant la promotion et qui vendent quelques rayons plus loin, des pesticides et engrais chimiques les plus destructeurs pour la nature.

    Même si les grands changements demandent un engagement de masse, toutes les unions ne sont pas forcément de bonnes choses, car même si des buts ponctuels peuvent êtres partagés, il ne faut pas en oublier les finalités. Comme aller manifester avec des adorateurs du nazisme pour lutter contre la corrida, ne fera que donner une mauvaise image de l’éthique et de la cause qui est défendue.

    Pour en revenir aux actions qu’une personne peut faire pour faire changer les choses, c’est (avec peu de moyens) faire des tracts, des affiches, bombages, autocollants voire un petit magazine en photocopies pour les coller ou distribuer un peu partout.

    Un autre slogan dit : « Si tu ne fais pas partie de la solution, c’est que tu fais partie du problème ! » alors soyons la solution pour un changement éthique !


  • Pause philo #14

    Jeudi 13 février 2014 : 13ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Un autre dicton proposé et donc discuté à cette nouvelle Pause Philo :

    La fin justifie les moyens.

    La violence est un facteur pour faire avancer une idée par le fait de l’imposer aux autres. Mais ce qui est important, n’est-ce pas plus le chemin que le but où arriver ?

    Le fait de faire avancer ses idées ne va-t-il pas perdre son sens, si les moyens utilisés ne sont pas en harmonie avec les valeurs vers lesquelles il tend ?

    Répondre à la violence par la violence devient une solution sans fin, une action engendrant toujours une réaction.

    Ce dicton présente le fait que tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins.

    Le fait de voler quand on n’a pas d’argent ?

    Ne faut-il pas être en accord entre les moyens à mettre en place et la finalité de ses propres valeurs ?

    Dans la cause animale, il n’est pas rare de voir des actions pour sensibiliser les gens à penser autrement leurs rapports avec les animaux, en utilisant les systèmes mis en place par notre société qui reste responsable de la condition animale. En effet, des associations utilisent l’image de femme comme objets de désir, tant dans leurs apparences physiques, que leurs postures et les slogans qui vont avec. C’est utiliser le sexisme pour faire passer un message contre les discriminations faîtes aux animaux. C’est reproduire un système d’oppression et de discrimination pour en condamner un autre.

    De la même manière, toujours dans la cause animale, ces gens et structures faisant la promotion du racisme le plus abject au nom du respect de la vie animale. Avoir la haine sélective, sans aucun argument logique puisqu’il n’y en a pas.

    La question a été posé sur le fait de  : se diviser pour une cause ne serait-elle pas néfaste pour arriver à une fin commune ?

    L’idée de fin est primordiale ici, car qu’elle est la fin qui est souhaitée ? Est-il possible de se lier à des gens qui véhiculent des valeurs sur lesquelles on s’oppose pour une autre cause ?

    L’exemple de la corrida a été mise en avant. La fin de cette cruauté sans nom, ne serait qu’un pas vers la fin contre toute forme de discrimination, mais est-ce pour autant, souhaitable de se lier à des personnes contre lesquelles nous allons nous opposer sur d’autres valeurs ?

    L’importance de l’éducation, mais aussi par rapport aux croyances personnelles de chacun et chacune, sans parler de religion, démontrent la prépondérance du milieu socio-économique dans lequel nous vivons.

    Coluche avait dit « Les humains naissent libres et égaux en droits, puis ils se mettent à boire ».

    Vouloir changer le monde, c’est vouloir changer le système et influencer les jeunes générations à prendre conscience des choses qui les entourent. Mais ne serait-ce pas une forme de manipulation ?

    Notre système politique est basé sur le conditionnement des gens par le pouvoir, dont le pouvoir de l’argent. Les médias, l’école institutionnelle traditionnelle, les publicités, la télé nous conditionnent dans ce système capitaliste pour consommer mc do et autres fast foods, coca, pepsi, nike… Tout est fait pour manipuler les enfants, mais aussi les adultes.

    Les enfants ont conscience de la tromperie, car le système engendre des valeurs et donc il est difficile d’inculquer une autre vision aux enfants. Les jeunes comprennent qu’il y a des inégalités sans pour autant s’y opposer pour faire « comme tout le monde ».

    La véritable question n’est-elle pas de savoir quelle fin nous voulons pour la planète ?

    Violence, irrespect, pollution, discriminations de toutes sortes ?

    La peur engendre du rejet, mais elle provient d’un manque de connaissance. L’humain est forcé à entrer dans un moule. Mais être parent et donc fournir une éducation à un enfant, n’est-elle pas une forme de manipulation ? Si l’on souhaite donner des valeurs à un enfant, qu’il puisse comprendre et intégrer, n’avons-nous pas un rôle d’exemple à proposer ?

    Être un exemple, pour les autres, et pas seulement les enfants devrait être le moteur de l’éducation. Mais lorsque l’on voit au quotidien, les magouilles de politiques, telle l’affaire cahuzac, peut-on encore parler d’honnêteté et de sincérité du monde politique et du monde en général ?

    Ce dicton fait quand même référence à une envie d’avoir une fin à ce monde, mais les gens ont-ils/elles cette volonté ? Les gens ne sont-ils/elles pas plus préoccupés/préoccupées par leur confort personnel et le besoin d’argent ?

    Notre société permet d’oublier bien vite des actes, et d’occulter les agissements de certains politiques ou patrons, sans forcément un méaculpa de leurs auteurs, comme un pardon officieux au détriment du reste du monde.

    L’affaire plus médiatique et révélatrice, même si anecdotique, de l’ancien chanteur du groupe noir désir, qui a assassiné sa maîtresse et participé à des violences physiques et psychologiques sur sa femme, la poussant à se suicider : Aujourd’hui ce personnage qui revient sur scène avec un album, n’a-t-il pas payé pour sa faute, en ayant purgé sa peine (réduite pour des raisons inconnues) ? N’a-t-il pas droit à une 2ème chance ? Et même si l’on ne peut oublier ce qu’il a fait, doit-on le rejeter ? Une personne est un tout, nous sommes ce que nous faisons et pas ce que nous disons car le mensonge est partout. Cette personne devrait, si elle a vraiment des regrets sincères pour ce qu’elle a fait, ne devrait-elle pas faire profil-bas et ne pas venir parader sur scène en prouvant à tous les hommes de ce pays et des autres que les violences faîtes aux femmes n’empêchent pas d’être des idoles ? Pour toutes ces femmes battues en france et à travers le monde, ne faudrait-il pas donner de sa personne à se faire simplement oublier pour ne pas faire de cet acte condamnable, une chose banale (1 femme meurt tous les 3 jours rien qu’en france de violences conjugales) ?

    Le fait de s’en vouloir de quelque chose peut devenir un moteur d’une vie pour essayer de changer les choses. Comme certains vegan qui deviennent militants/militantes après avoir pris conscience du sort des animaux dans notre société. C’est transformer le fait de s’en vouloir à participer à un état de fait en voulant le changer. D’une erreur, en faire une force par l’exemple, sans vivre en souffrance.

    Il faut savoir avancer sans rester sur le passé et l’utiliser comme expérience. Telle l’histoire de 2 moines devant passer une rivière auprès de laquelle une femme attendait sans pouvoir traverser par peur de se mouiller. L’un des moines traversa sans porter attention à la femme car leur religion les interdisait de toucher une femme. L’autre pris un moment pour réfléchir et pris la femme sur ses épaules pour franchir la rivière. Une fois de l’autre coté, il déposa la femme et parti sans un mot. Les 2 moines marchèrent longtemps, très longtemps, puis le 1er à avoir traversé, donc seul, demanda à l’autre, s’il ne trouvait pas qu’il avait fait quelque chose de mal. L’autre lui répondit qu’il ne voyait pas de quoi il parlait. Le premier dit alors qu’il s’agissait bien évidement de la femme qu’il avait touché et même porté sur son dos, plusieurs kilomètres avant. L’autre répondit alors, que lui avait laissé cette femme à la rivière loin de là, mais que son compagnon la portait encore.

    Il faut aller de l’avant et ne pas se formaliser du passé, même si c’est lui qui nous a forgé.

    Mais encore une fois, même si pour beaucoup de gens, le monde idéal serait un monde sans discrimination et donc sans violence, comme réagir à la violence actuelle qui ne cesse d’augmenter dans notre pays, et un peu partout sur la planète ?

    Est-ce que la prière, préconisée par certains/certaines pourrait changer les choses face à un facho qui veut nous taper dessus à coups de barres de fer ?

    Même s’il faut sensibiliser les gens pour qu’ils/elles comprennent leurs erreurs de jugement, en communiquant des faits et en montrant l’exemple, aujourd’hui des femmes continuent à être brulées à l’acide dans certains pays, des gens se font tabasser parce qu’ils/elles sont homo ou d’origine magrébine. Il faut donc se demander comment réagir, sans chercher à partir en chasse et reproduire ainsi ce que ces gens avides de haine sans réflexion font.

    Imposer une idée n’est-ce pas une forme de violence ?

    L’abolition de l’esclavage, le droit des femmes a été imposé par des minorités, et pourtant aujourd’hui, il ne serait pas question de les remettre en cause, sauf pour quelques arriérés/arriérées.

    Aujourd’hui, c’est proposer un futur pour plus de liberté qui sera forcément combattu avec violence par ceux et celles qui tirent profit du présent, sans vouloir que les choses ne changent. Demander l’abolition d’une discrimination, c’est une forme de violence contre le système en place, bien plus que contre des personnes. C’est remettre en cause des idéaux partagés par des gens, vers plus de libertés et dans ce sens, il est légitime pour faire avancer les mentalités.

    Il existe des moyens de faire bouger les choses sans violence, même s’il faut se préparer à faire face à la violence des « autres » (celles et ceux qui ne veulent pas que ça change). C’est lutter contre ‘ignorance et l’intérêt de quelques uns/unes pour le bien de toutes et tous.

    Un voeux à mettre en place dans sa vie quotidienne, mais aussi à partager autour de soi, comme dans des endroits tel l’Espace de Vie VEGANETHIK !


  • Pause philo #13

    Jeudi 6 février 2014 : 13ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Le seul thème proposé et donc discuté a été le dicton :

    Il faut de tout pour faire un monde.

    L’idée de cette idée a été amené car, derrière cette phrase, ce cache en réalité les raisons de cette affirmation lors d’une conversation, imposé comme une fin à la discussion.

    En effet, on peut remarquer que cette phrase est souvent, si ce n’est systématiquement, formulée lorsque l’on pousse notre interlocuteur/interlocutrice dans ses derniers retranchements. Et par défaut d’argument ou l’envie de mettre fin à la discussion, ce dicton ferme toute forme de débat.

    Cette phrase, en elle-même, fait donc référence à son contenu qui devient alors comme une excuse pour des comportements condamnables.

    Mais un comportement irrespectueux ici, dans notre société, ne peut-il être perçu autrement dans une autre culture, prouvant ainsi que chacun/chacune peut avoir sa propre perception du respect ?

    Ne sommes nous pas tous et toutes semblables et en même temps tellement différents et différentes ?

    Chacun et chacune ayant sa manière de penser, d’agir et de voir la vie, il est difficile de généraliser des valeurs communes. La diversité et la richesse de notre planète ne réside-t-elle pas dans reconnaissance des différences ?

    Mais pour autant, faut-il de tout pour faire un monde, et dans ce « tout » accepter donc la violence ?

    Si la violence n’existait pas, le monde ne serait-il pas meilleur ?

    La violence n’est pas une fatalité, et même si elle est omniprésente, faut-il s’interdire d’espérer un monde meilleur et plus respectueux des autres et de la nature ?

    L’idée a été alors amenée de se demander si dans un monde sans violence, nous aurions la possibilité de savoir ce qu’est le bien ou le mal ?

    Mais dans un monde sans violence, où le respect des autres, et pas seulement entre humains, serait partagé par toutes et tous, aurions-nous vraiment besoin de connaître encore ce qu’est le mal pour profiter de l’instant et le bien autour de nous ?

    Mais ce type de société idéale, de certains avis, ne pourrait exister et serait, dans ce cas, une forme d’uniformisation à avoir des personnes toutes et tous pareilles/pareils ?

    La violence qui est présente dans notre monde a de nombreuses origines, mais s’appuient toutes sans exceptions, sur les inégalités entre les humains. La répartition des richesses, la jalousie, la recherche de pouvoir, le communautarisme et les religions divisent les individues/individus. La violence impose la peur, et engendre une frustration pouvant aller jusqu’à des réactions dans un escalade de violence.

    Mais peut-on rester sans agir quand nous sommes victimes de violences ?

    De l’agressions physique directement dirigée vers notre personne ou des proches, jusqu’aux violences faîtes aux autres (humains ou animaux) et au saccage de la planète, la violence est le quotidien de notre monde. N’est-il pas temps de stopper cet état de fait ?

    Du coup, le dicton qui prétend en utilisant le verbe « avoir », dans le sens « besoin de » tout pour faire un monde, n’est-il pas erroné ? Ne pourrait-on pas se passer de certains et certaines pour le bien de tous/toutes les autres et de la planète ?

    Ne pourrait-on pas dire : « Il faut tous les gens bien pour faire un monde ? »

    Un fasciste, un chasseur, un aficionado, un pêcheur, un agriculteur d’OGM… (parfois tout en un !) ne pensent-t-ils pas œuvrer réellement pour le bien de leurs traditions, nation et valeurs ? Et pour ces personnes, celles et ceux qui remettent en cause leurs visions du monde sont dans le mal.

    Le bien ne serait-elle qu’une notion subjective ?

    Dans l’absolu et loin de toute influence religieuse ou spirituelle, le bien ne serait-ce pas tout simplement avoir du respect pour la planète et toutes celles et ceux qui y vivent, animaux compris, en dehors de toute forme de discrimination ?

    Il existe des personnes malades, avec des comportements pathologiques (type schizophrénie, pédophilie…) qui peuvent engendrer des grandes souffrances psychologiques et des violences physiques horribles à des victimes innocentes. Ces malades, une fois adultes, ne sont pas obligées de se soigner, et rien n’est réellement mis en place dans notre société, si ce n’est la répression, mais encore une fois trop tard. Comment gérer ce type de personnes sans entraver leurs libertés individuelles, tout en sachant que leur comportement pourrait nuire à d’autres ? Là, aussi est-ce une fatalité que de vivre dans la peur de croiser ce genre de personne ?

    Il est évident que le monde serait bien mieux sans ce type de personne, mais quelle solution ? Ne faudrait-il pas imposer un suivi médical réel et effectif, pouvant ainsi cadrer ces gens pour qu’ils/elles trouvent une place en société ?

    Le dicton fait référence à l’état du monde actuel. Il est, en effet, aujourd’hui composé de tous les extrêmes et qu’il ne pourra changer, c’est « comme ça et on n’y peut rien » ! qui sonne comme le pire des pessimisme.

    Les 3 grandes religions monothéistes  imposent des dogmes, telles des règles de conduite et dès lors, il est difficile de changer, car il faut alors changer ses propres croyances pour avancer. Ce que rares sont capables la plupart des personnes de ce monde trop perturbées par leurs propres problèmes parfois réels et parfois créés par notre société (la possession immobilière, le travail et donc le besoin d’argent…).

    Une personne qui n’a connu que la violence dans sa vie, comme les enfants de guerres ininterrompues depuis des années,  en Palestine ou dans certaines régions d’Afrique, sont-ils/elles pourtant condamnables ? La violence reste leur quotidien.

    Il est donc important d’avoir une conscience et communiquer pour vouloir changer les choses, mais encore le faut-il vraiment !

    Notre monde, à part quelques rares exceptions, est patriarcal, les hommes de pouvoir laissant pour libertés à ceux qu’ils contrôlent, le pouvoir sur les femmes, comme seul sentiment de supériorité.

    Loin de faire l’apologie de la violence, mais l’action physique dirigée vers les intérêts des extrémistes garants de discriminations subjectives, ne peut-elle pas une solution radicale face à la haine et ce qu’elle induit à notre  monde ?

    Aujourd’hui, il y a vraiment de tout dans ce monde, mais ne serait-il pas temps de faire le ménage pour le bien de notre planète ?


  • Pause philo #12

    Jeudi 30 janvier 2014 : 12ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Nouvelle pause philo, avec pour thème choisi :

    La technologie est-elle un frein au lien social ?

    Il fallait tout d’abord qualifier ce que l’on entend par technologie pour placer la discussion. Donc, par ce terme, il fallait comprendre l’ensemble des inventions techniques qui ont révolutionner les comportements humains (Internet évidement, mais aussi les téléphones portables, ainsi que les télévisions et leurs jeux vidéo, et les voitures).

    Il a été noté que dans la sphère privée, la télévision coupe toute interaction entre les personnes, en produisant des téléspectateurs passifs et téléspectatrices passives. Souvent, on « éteint » son cerveau devant l’écran. Mais n’est-ce pas justement le but inavoué par les médias ?

    Rien n’est fait, ou si peu, pour nous éduquer au monde (si ce n’est quelques reportages et documentaires sur des animaux ou tribus du bout du monde avec notre vision et approche occidentale). La télévision est gérée par la publicité qui nous inflige un modèle de consommation et de pensée consumériste en nous faisant croire que nous avons le choix dans un pays libre. La télévision sert à formater les individus/individues.

    La voiture rapproche les gens éloignés, au détriment de son entourage géographique. On se déplace pour aller voir famille et amis/amies, sans connaître son voisin ou sa voisine. Tout comme le téléphone, qui permet de rester en contact partout (à défaut d’avoir du réseau), gérant ainsi la vie des gens quitte à des aberrations (rupture par sms…).

    Enfin, les réseaux sociaux qui permettent d’être en contact instantané avec toute la planète. On se rejoint alors par affinité (politique, conviction, valeurs, passion…), créant ainsi une communauté, un groupe partageant des informations personnelles ou non.

    Un site de rencontre permet à des personnes timides de pouvoir trouver leur moitié.

    Une personne peut tricher (on le voit dans des faux profils de pédophiles qui traquent les jeunes, etc) et le fait d’être derrière un clavier permet à certains/certaines de se désinhiber (comme le ferait l’alcool ou certaines drogues) en se permettant d’écrire des choses qu’ils/elles ne feraient pas en temps normal face à des personnes devant eux/elles. Mais n’est-ce pas un artifice de la vraie vie ?

    Les technologies ont permis de changer la face du monde, car peu d’informations peuvent rester dans le secret grâce à Internet. Certaines ont ainsi provoquées des rassemblements pour modifier des lois, des choses, des états… parfois en bien, vers plus de liberté, mais malheureusement pas toujours.

    Il faut donc en conclure que les technologies sont de superbes outils si elles sont utilisées de la bonne manière et pour créer du lien social en dehors du virtuel. Car le vrai lien social ne peut être que direct, sans écran, clavier ou appareil interposés.

    Une technologie au service du lien social, mais pas en tant que tel pour ce qu’elle est : Un outil a double tranchant (positif ou négatif suivant son orientation).


  • Pause philo #11

    Jeudi 16 janvier 2014 : 11ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Une personne venue pour la Gratiferia Capbetonnaise de décembre (compte rendu ici) est passée découvrir l’Espace de Vie. Et a décidé de rester pour la Pause Philo. Une autre personne avait téléphoné pour avoir des infos et s’est décidée à venir. C’est donc 2 nouvelles têtes pour cette Pause Philo, avec quelques unes des habituées, la séance s’est déroulée à 5 personnes. 

    Un seul thème a été proposé touchant, encore une fois, à l’actualité : 

    Que penser de l’euthanasie ?

    Peut-on avoir le droit de vie et de mort sur une personne ?

    Il était important de bien situer le contexte et ne pas partir dans des considérations sur l’armée, les milices ou le terrorisme, mais bien parler de l’approche de la mort dans le milieu médical.

    La conversation s’est alors stoppée pour exposer le cadre des Pauses Philo, qui ne sont pas des discussions de comptoir, et qui demandent donc une forme de discipline pour ne pas couper la parole, et attendre son tours avant de parler, même si parfois, il est très dur de ne pas réagir immédiatement lorsqu’on est interpellée/interpellé. L’importance de ce cadre n’est pas fait pour restreindre les libertés de chacun/chacune, mais au contraire de pouvoir échanger toutes et tous sur les mêmes bases, que l’on soit à l’aise à parler en public ou non. Une fois ceci expliqué, la discussion a reprise :

    Une personne malade dans l’incapacité de s’exprimer ne peut faire un choix, alors que faire ?

    Par exemple, pour une personne dans la coma, c’est alors aux proches de prendre cette délicate décision lourde de conséquences, puisque c’est demander au corps médical de mettre fin à la vie de quelqu’un/une.

    Il y a une évolution des mentalités qui tend à prendre en considération des personnes malades. Car la question n’est pas de savoir comment on veut mourir, ni quand, et encore moins de focaliser sa vie entière sur la peur ou le refus de penser à la mort, mais de savoir ce que nous déciderions nous-mêmes pour nous.

    Ne serait-il pas plus simple pour nos proches de laisser des directives anticipées pour ne pas les confronter à un accord ou désaccord ?

    Même si certains/certaines ne veulent pas se projeter vers l’idée négative que représente la mort, la mort est une partie de l’existence.

    Le fait de médicaliser tout et de plus en plus, n’est-elle pas une forme de perte de l’humanité ?

    Dans l’existence, chacun/chacune n’est-elle/il pas libre de faire ce qu’il/elle veut ? De faire le choix d’une ouverture de vie en ne voulant pas se préoccuper de ce qui est négatif pour ne voir la vie qu’en positif ?

    Il faut faire une distinction entre d’une part la maladie, qui est souvent le résultat d’un mauvais fonctionnement de notre corps (génétique ou non) ou d’une chose suite à des comportements malsains (alcoolisme, tabagisme, malnutrition, drogue…) et d’autre part, un accident qui arrive sans prévenir.

    Lorsque l’on tombe malade, il est souvent possible de connaître ce qui nous arrive et pouvoir prendre une décision à ce moment là, plus rarement, voire jamais en cas d’accident.

    Notre rapport à la mort a aussi changé puisque autrefois, les morts/mortes étaient ramenés/ramenées au foyer familial. Aujourd’hui, on a peur de la mort et du handicap.

    L’euthanasie pose le problème des dérives possibles et des limites à sa mise en place, c’est pourquoi il faut un cadre législatif s’appuyant sur le corps médical. Des décisions de ce genre existent déjà dans les faits pour parfois stopper l’acharnement thérapeutique. Ce qui reste un jugement de valeur du corps médical et une dure responsabilité.

    C’est là, qu’il faut se poser une question sur la confiance qu’il faut apporter à un corps de métier. L’actualité nous montre trop souvent des dérives : L’affaire des poches de nutriments pour nourrissons qui ont causés la mort de 4 bébés, les prothèses mammaires pip…), mais aussi les différences de traitements et de prise en charge en fonction de son statut et porte-monnaie…

    Ne verra-t-on pas, des personnes euthanasiées parce qu’elles ne paient pas les soins au détriment des autres avec des moyens financiers importants s’acharner ?

    Avoir une éthique dans son travail, n’est-elle pas brimée par la hiérarchie ? Quand on sait que les centres hospitaliers sont gérés, non par des médecins ou anciens médecins mais par des gestionnaires comptables, on peut légitimement se poser la question de l’éthique.

    Tout le monde peut s’opposer à sa hiérarchie pour faire valoir son droit à l’éthique, mais il y aura forcément des conséquences qui font peur : pressions, licenciement… Faire un choix comporte des risques.

    Pour l’euthanasie, n’est-ce pas la même démarche ? Ne pas faire de choix anticipé, n’est-ce pas laisser le choix aux autres s’il nous arrive quelque chose ?

    Comme pour le droit du mariage homosexuel qui est une avancée dans les droits des individus, le droit à ne pas vouloir d’acharnement thérapeutique doit devenir un droit pour fixer un cadre légal avec les conditions spécifiques pour ne pas que tout et surtout n’importe quoi se passe, même si tout le monde sait que dans notre système, il y aura toujours des personnes pour détourner à leur profit n’importe quelle loi.

    La Pause Philo se termine sur la petite conclusion qui de l’avis de toutes et tous était une discussion plutôt , mais riche et instructive et qu’il surtout faut profiter de la vie tant que nous le pouvons !

    Et que tout compte fait, laisser nos choix sur papier dès aujourd’hui et ainsi en être responsable de notre vie, mais aussi de notre mort, empêchera d’autres décident pour nous.


  • Pause philo #10

    Jeudi 8 janvier 2014 : 10ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182La nouvelle année commence, avec un bon chauffage à la boutique, rendant plus sympa l’atmosphère (merci pour les cadeaux). 5 personnes pour cette pause philo. Et après avoir commencé à parler d’amour en attendant un retardataire, plusieurs sujets ont été proposés.

    Les votes se sont tournés à l’unanimité sur un fait d’actualité qui inonde les médias, comme les vagues sur notre littoral landais de ces derniers jours :

    Peut-on interdire dieudonné ?

    L’état, au travers du ministre (sinistre ?) de l’intérieur valls, a promulgué une circulaire appelant les maires et préfets des villes où devait se passer le spectacle de dieudonné « le mur », a l’annuler.

    Le problème se pose alors de la libre expression et du contrôle de l’état. Une censure n’est-elle pas le premier pas vers un régime totalitaire ?

    Il était important de revenir en arrière et pour comprendre l’affaire, de d’abord cerner le personnage :

    dieudonné est connu en tant que comique, mais trop peu de gens savent qu’il fait aussi de la politique. Il a d’ailleurs créé un parti antisionniste pour se présenter comme tête de sa liste aux élections européennes de 2009. Le font de commerce de ce personnage est le complot juif international, qui selon lui aurait la main-mise sur les banques et entreprises importantes du monde avec tout ce que cela sous-entend de contrôle et de dérives de pouvoir et d’influence.

    Même si la politique de l »état d’israël reste, sans conteste, une régime totalitaire aussi bien pour le peuple palestinien que son propre peuple, et qu’il doit être critiqué, mais le vrai visage de dieudonné est tout autre, et il a depuis longtemps porté ses « blagues » contre les juifs/juives (sans parler de ses positions homophobes). Le parrain de sa fille est jean-marie lepen. Il a dans son entourage, de nombreux antisémites et révisionnistes tels que alain soral (pseudo écrivain ancien cadre du fn et aujourd’hui conspirationniste antisémite), robert faurisson (condamné pour négationnisme) ou serge ayoub (responsable de plusieurs groupuscules néo-nazis aujourd’hui interdits et dissouts) avec qui dieudonné partage les idées et les combats comme il aime à le dire.

    Le geste de la quenelle est vu et pratiqué par beaucoup comme un geste antisystème et non antisémite. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que pour son créateur, le système est aux mains des juifs. Et donc, un geste contre un système qui serait contrôlé par les juifs est un geste antisémite. D’ailleurs, comment interpréter les photos de ce geste quand alain soral le fait au milieu d’un cimetière juif, quand d’autres le font devant les portes du camp de la mort d’auschwitz ?

    Une fois le portrait dressé de ce personnage, il fallait aussi parler de ces 8 condamnations et aux sommes qu’il doit sans vouloir les payer prétextant qu’il n’est pas solvable. dieudonné est un multirécidiviste qui se joue des sanctions dont il est frappé et continue le même spectacle.

    Il est vrai que dans notre pays, c’est la première fois qu’un état touche à la liberté d’expression d’un personnage public de cette manière en interdisant son spectacle, et le glissement peut être inquiétant.

    Quand on connait le personnage qu’est valls, avec sa politique héritière de la droite la plus réactionnaire (anti-roms, amoureux de la corrida, flicage partout…), on peut se demander si cela ne va pas ouvrir la boîte de pandore.

    Le fait de rendre ce personnage aussi médiatique ne serait-il pas de l’avis de certains/certaines, lui rendre service en en faisant trop de publicité ? Et qui plus est, d’en faire une victime et de créer un mouvement de soutien pour la liberté d’expression ?

    En effet, le jeu est dangereux, surtout par les temps qui courent où plus de 70% des français/françaises pensent qu’il y a trop d’immigrés en france (sondage Ipsos – janvier 2013). dieudonné pourrait rallier, non directement à ses idées antisémites, mais à son combat pour la liberté d’expression, une partie des défenseurs du droit.

    Mais les faits sont là, et il faut bien réagir pour que cesse cet affront à la mémoire. On peut rire de tout, certes, mais quand la casquette de comique est remplacée par celle d’un apprenti politicien haineux et que ses spectacles se transforment en tribunes politiques type meetings, il ne faut agir.

    L’action a déjà été faite puisque, comme il a été précisé, il a été condamné plusieurs fois, sans réelle sanction, puisque encore une fois, il se dit insolvable et ne paie pas ses amendes de plus de 65000€.

    Si un/une élève insulte un professeur, il/elle a une remarque, un blâme… mais s’il/elle récidive, encore et encore… il/elle finira par se faire exclure sans que personne ne soit choqué car il/elle aura montré qu’il/elle n’est pas apte à respecter la personne en face de lui/elle. Une sanction pour que cela ne se reproduise plus, est donc nécessaire. Pour dieudonné, c’est la même chose, il faut que ces propos cessent puisqu’ils sont condamné par notre constitution comme un délit grave d’atteinte à la dignité humaine.

    Enfin, il faut insister sur le fait que ces interdictions ne visent pas à bâillonner dieudonné, mais sur la décision qu’il ne puisse plus produire CE spectacle « le mur » qui contient de nombreuses paroles antisémites, jugées comme des incitations à la haine raciale.

    La liberté d’expression n’a-elle pas de sens que si ceux et celles qui s’en prévalent respectent la liberté des autres ?


  • Pause philo #9

    Jeudi 19 décembre 2013 : 9ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182La dernière de l’année 2013, avec une affluence record puisque 6 personnes sont venues.

    Et après plusieurs sujets proposé, le vote a donc été en faveur de :

    Qu’est-ce qui engendre la transformation d’une personne de la violence à un acte réfléchi ?

    Le sujet a été introduit par rapport au constat sur le personnage de Mandela, qui venait de décéder. En effet, il a été un combattant violent contre l’apartheid dans son pays, avant d’être enfermé pendant presque 30 ans dans les prisons sud africaines à cause de la ségrégation raciale qui a durement sévi dans ce pays. En prison, il s’est ouvert et à basculer vers la sagesse, jusqu’à « pardonner » aux politiciens responsables de sa privation de liberté, une fois qu’il fut au pouvoir. Apaisant ainsi une communauté noire éprise de vengeance après la fin de l’apartheid.

    Est-ce que tout les monde pourrait être capable de ça ? L’isolement dont il a été victime a certainement été un déclencheur important, mais il était important de signaler qu’aucune personne présente ne connaissait l’histoire de Mandela et donc il ne pouvait y avoir que des spéculations sur ce qui c’était passé pour lui, donc l’interrogation a été plus générale.

    Il est possible de changer ses valeurs et point de vue sur le monde pour de multiples raisons, parfois justifiées et parfois moins, voire pas du tout. Il est rare de voir un vrai bouleversement dans une vie, et pas seulement une certaine prise de conscience de quelque chose, au point de changer sa façon d’être et de vivre. Il faut souvent un déclic. Certaines personnes ont besoin de se replier sur elle-même, d’autrees apprennent de leurs erreurs. Sans parler de religion, avoir la foi dans ce que l’on pense, peut entraîner des changements importants dans ce que l’on fait.

    Certains/certaines pensent que la peur de la mort est un vecteur important pour bouger et profiter de la vie, même de manière inconsciente. Mais aimer la vie, ne fais pas forcément avoir moins peur de la mort. Mais les personnes en bonne santé pensent-elles réellement souvent à la mort ?

    Par contre, ne peut-on pas dire que l’on est ce que les gens renvoient de nous et du rapport que nous avons avec eux/elles ?

    Se marginaliser est une transformation qu’il faut encore aujourd’hui assumer, car notre société est régie par des codes, et faire ce choix entraîne une rupture. Une profonde transformation peut prendre du temps et n’est pas nécessairement un acte direct, suivant les personnes et leurs parcours. De la souffrance permet de s’éveiller si l’on ne se laisse pas sombrer. Ne dit-on pas « ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort » ?

    Une rencontre peut apporter beaucoup si l’on est prêt/prête pour cela évidement, ce que beaucoup ne sont pas, par rapport au confort de leurs styles de vie.

    Une discussion riche, et encore une fois de l’émotion et des partages d’expériences personnelles parfois touchantes. Cette pause philo se termine donc sur quelques conclusion :

    - Dans la nature la chenille devient papillon !

    - Pour se transformer, il faut bosser !

    - On se transforme toute sa vie !

    - Une émotion s’est dégagée de cette pause philo !

    - Nous sommes en train de nous transformer !

    Puis c’était le moment de souhaiter de bonnes et heureuses fêtes de fin d’année en se donnant rendez-vous début janvier pour la reprise des Pauses Philo !


  • Pause philo #8

    Jeudi 12 décembre 2013 : 8ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image11741825 personnes pour cette pause philo. Et après plusieurs sujets proposé, l’un a obtenu l’unanimité :

    Faut-il privilégier le travail à l’éthique ?

    Le sujet a été trouvé par l’une des personnes présentes venue de Bordeaux, en passant devant l’usine de foie gras de st geours de maremne, qui balafre le paysage. Une société qui se pose comme une identité ou une tradition locales, mais qui n’est basée que sur la cruauté envers des animaux.

    Comment soutenir des gens qui font fonctionner ce type de société ? Peut-on se respecter en refusant certains travaux ou aller travailler pour de l’argent et donc juste pour soi ?

    Aujourd’hui, on voit des gens manifester pour conserver leurs emplois, comme le mouvement des bonnets rouges en bretagne, qui demandent le droit de continuer à être exploités par des patrons et sociétés qui ne respectent ni le code du travail, ni l’écologie et encore moins le respect de la condition animale, comme dans certains élevages ou abattoirs.

    Pour beaucoup, la priorité de la vie est de manger, se loger et se vêtir. Mais face à ses propres convictions, ne plus travailler serait juste une forme de survie dans notre société. Une autre personne a alors parlé de son expérience dans un centre d’élevage de canard pour la production de foie gras où il faillait séparer les mâles des femelles pour tuer ses dernières car moins productives. Au bout de 15 jours, cette personne a préférer se retrouver sans emploi que de continuer ce travail, en affirmant qu’elle était seule, et qu’avec une famille à nourrir la situation aurait pu être différente.

    Le pouvoir en place n’a pas de respect pour l’éthique et privilégie la quantité au détriment de la qualité, et donc les industries continuent à  polluer et détruire. L’exemple de la firme monsanto qui uniformise de plus en plus l’agriculture en s’implantant à travers le monde, tout en empoisonnant la nature, est assez effrayant.

    Il existe des gens qui privilégient l’éthique, mais sont assez rares pour être souligné. Certains aiment leur travail, parfois sans conscience éthique, d’autres le font par simple obligation financière au détriment de l’éthique dans le travail mais aussi celle du travail avec des conséquences sur l’environnement, les animaux voire sur leur propre santé.

    Pour certains, le travail en lui-même et les conditions de travail sont liées. Dans notre société, la somme des intérêts du plus grand nombre prime sur celui de l’individu et de l’environnement. Travailler pour le bien de tous et toutes, où l’humain est obligé de travailler pour d’autres tout en détruisant sa propre nature.

    Il y a de moins en moins d’aides pour vivre. Les produits pas chers se développent au détriment de la santé et de l’éthique car les gens veulent de la variété et non répondre à leurs besoins vitaux. D’une certaine manière, les gens s’autodétruisent. Les petites entreprises ne sont pas aidées par l’état (difficultés, voire impossibilité, d’embauches, taxations…), donc les gens qui cherchent du travail sont obligés de s’orienter vers les grandes entreprises. Mais comment faire à notre petit niveaux ?

    Quel système mettre en place pour qu’un travail soit respectueux de l’environnement, des animaux et des humains ? Il existe une forme d’égoïsme collectif qui s’oppose au bien global et partagé. Faire des concessions est presque devenu une évidence.  La main d’œuvre corvéable et bon marché se développe de plus en plus avec un système économique qui détruit notre monde.

    Vivre en harmonie avec un système dans ‘un monde respectueux et éthique, n’est pas possible quand l’humain ne recherche que l’argent et le pouvoir en déréglant tout. Un changement est-il possible ?

    La solution doit venir de l’éducation des jeunes générations, car faire changer les gens prend du temps, et il faut qu’ils/elles comprennent que la Terre n’est pas notre possession, mais que c’est notre moyen d’existence et qu’il faut la respecter.

    Dans notre civilisation où la télé, bourrée de publicités avilissantes, nous formate et nous oblige à consommer et voir le monde à sa façon. l’exemple de la vaccination à grands coups de reportages médias… Les modes sont dictées par les médias et bouleversent des comportements contre lesquels ‘il est très difficile de s’opposer (l’exemple de la déforestation et la mort des orangs-outans par la production d’huile de palme).

    La publicité vous fait penser qu’un Noël sans foie gras ne sera pas un vrai Noël. Et pourtant, des alternatives ont existé. L’Ukraine, pendant la révolution russe, a connu un soulèvement populaire basé sur l’autogestion des moyens de production, de distribution, mais aussi de la culture, du social.. sans patrons, ni pouvoir politique, et ce en temps de guerre par la prise de conscience des ouvriers et paysans à l’initiative de Nestor Makhno.

    Le nazisme a porté plus haut que n’importe quel autre régime totalitaire, la notion de travail en tant qu’outil de propagande, avec leurs campagnes et le fameux slogan « le travail rend libre » qui fut un bon moyen d’exploiter les gens sous couvert d’une symbolique patriotique.

    Mais, cette idée de travail permettant d’être heureux/heureuse est toujours présente dans les consciences, sauf peut-être dans certaines sociétés encore primitives mais où d’autres aspects pourraient être évoqués par rapport à l’éthique et le fait que la plupart continuent de tuer des animaux.

    Notre société capitaliste a basé son développement sur l’idée que les gens sont des consommateurs/consommatrices et qu’ils/elles sont là pour acheter. Tout est fait, non pour répondre à une demande légitime, mais pour créer des besoins.

    Aujourd’hui, notre monde n’a plus besoin de tout le monde pour exister, de par les créations technologiques, comme les robots, qui enlèvent une pénibilité de travail en supprimant des emplois.

    Alors que faire des autres dont cette société n’a plus besoin ?

    Le chômage et les aides sociales, mêmes s’ils restent des droits, ne font qu’occuper les gens en les aliénants sans autre possibilité de penser par eux/elles-mêmes.

    L’important serait d’arriver à changer les mentalités et devenir responsable de ce que l’on est.

    Mais l’homme est-il né pour travailler ? Doit-il avoir une éthique ? Que serions-nous devenus/devenues sans travail ?

    L’éthique n’est-elle pas la quintessence de l’être humain ?

    Être sans travail est perçu comme dégradant, qu’il soit choisit ou subit, et les personnes sont marginalisées. Et le glissement des mentalités se fait par le fait que « sans travail, tu n’es rien ».

    Pourtant, il existe des gens qui ne travaillent pas, mais amassent du pouvoir et des richesses : Les rentiers (héritiers et autres fortunes de ce monde) qui profitent du système avec beaucoup d’argent set mettent en avant le besoin de travailler des autres.

    Le travail est vu comme une chose utile pour le bien de la société, car il est productif, mais est-ce que tout doit être utile ? Qu’est-ce qu’une chose utile ?

    Le travail pourrait devenir une source équitable d’épanouissement et pas seulement subvenir à ses besoins vitaux. Ne serait-il pas possible, à l’heure où il n’y a plus de travail pour tous/toutes alors que les richesses existent, de travailler à tour de rôle ? 25% des gens travailleraient 25% de leur temps de travail par roulement ?

    Car en fait n’est-ce pas les gens qui ont beaucoup d’argent qui profitent du système plutôt que celles et ceux qui n’ont  pas de travail ?

    L’argent est mal distribué et les inégalités dans les salaires en est l’exemple le plus révoltant.

    Le travail peut aussi créer du lien social dans un type de commerce ouvert au public. Mais, il y a d’autres moyens pour cela comme partager ses convictions et valeurs éthiques en tenant des stand d’informations en faisant imprimer quelques tracts par soi-même et ainsi créer du lien social éthique.

    L’argent est mal distribué et les inégalités dans les salaires en est l’exemple le plus révoltant.

    Le système capitaliste existe par 3 composantes : Les patrons, les actionnaires (banques, investisseurs…) et les travailleurs/travailleuses. Et il faut constater que tant que tout va bien, les patrons et les actionnaires ne cessent de s’enrichir au détriment des salaires des autres qui ne changent pas (ou si peu, après des luttes et grèves parfois longues et périlleuses). Alors qu’en tant de crise, comme on le voit depuis 2008, rien ne change pour les patrons et actionnaires qui s’enrichissent toujours (les 500 personnes les plus riches ont vu leur richesses augmenter de 25%) alors que les travailleurs/travailleuses voient les suppressions d’emplois, baisses de salaires, licenciements, congés sans soldes, aménagements des rythmes de travail, etc…

    Notre monde ne répond pas aux attentes, mais produits des besoins. Depuis longtemps, plus de produits sont fabriqués qu’il en est besoin. Les richesses sont là, mais tellement mal réparties. Il y a de la surexploitation et de la surabondance. L’humain produit sans savoir pourquoi, tel un patin conditionné pour le profit de quelques uns/unes.

    Et pourtant, les robots remplacent les gens et les riches décident du sort, et de la vie même, des autres.

    Ce qu’il faut réussir à comprendre, c’est que ces gens ne seraient rien sans la soumission passive des autres et que les grands projets naissent d’utopies et qu’il faut y croire. Que consommer est un acte hautement politique car c’est un choix, qu’il faut revenir au lien social, se reconnecter ensembles, s’ouvrir à l’éthique et d’arrêter de se replier sur soi car le pouvoir a tout intérêt à laisser les choses comme elles sont avec ce slogan « diviser pour mieux régner ». Et qu’il est bon d’être utopiste aujourd’hui.

    Le mot progrès fait souvent référence à une avancée technologique sans prendre en compte certains facteurs essentiels à l’éthique. Un progrès est-il vraiment un progrès si la conséquence de sa fabrication ou de son utilisation, provoque une exploitation humaine ou animale et une éventuelle dégradation de l’environnement ?

    Vouloir imposer une éthique dans le travail pourrait entraîner la fuite de capitaux dans d’autres pays moins regardant. Et il faut constater que des alternatives éthiques existent mais ne sont volontairement pas développées, car elles pourraient entraîner une autonomie des individus qui pourraient alors se passer de contrôle et du pouvoir. Les sociétés privées ont fait place aux entreprises nationales (les autoroutes par exemple) qui servent désormais à enrichir des groupes comme  vinci.

    En Australie, le travail d’éboueur (ici, décrié comme dégradant) a été valorisé par des salaires convenables, ce qui entraîne une autre acceptation sociale de ce travail.

    L’important reste de se poser la question du pourquoi les gens vont travailler ?

    Une citation amusante dit « le travail c’est la santé, mais ne rien faire, c’est la conserver ». Le travail est vécu par le regard des autres et une image sociale de soi-même par rapport aux autres. Un concept loin de l’idée de travail épanouissant pour soi. Mais être utile ne veut pas dire pour autant que le travail donne réellement une valeur aux choses.

    Chacun/chacune a alors conclu en disant que le travail éthique pourrait exister, si l’humain changeait.

    Mais qu’aujourd’hui, éthique et travail ne sont pas compatibles car il y a trop d’exigences morales puisque le travail est obligatoire).

    Il faut bien constater qu’avant cette notion d’éthique n’existait pas, mais que les consciences s’ouvrent doucement, et qu’il existe des gens, et  même des patrons, qui mettent de l’éthique dans leurs entreprises (écoute, répartition équitable des salaires et du travail, ouverture, respect de l’environnement…).

    Il faut donc rester optimistes et se dire que des gens essaient de lier l’utile à l’agréable en proposant des alternatives aux besoins avides de consommer à tout prix, et que si certaines personnes commencent à parler d’éthique, l’espoir est là et qu’un autre monde est possible.

    Une pause philo riche et passionnante, devenant une belle source d’inspiration.

     


  • Pause philo #7

    Jeudi 5 décembre 2013 : 7ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image11741825 personnes pour cette pause philo. Des petites tisanes bien chaudes et le choix du sujet trouvé en attendant un retardataire joint au téléphone :

    L’habit ne fait pas le moine.

    Dans cette formule, il est donc affirmé que la façon de s’habiller ne permet pas de connaître la façon d’être, et encore moins de penser, de quelqu’un/une.

    Nous vivons cependant dans un monde d’apparences et d’illusions. Pour beaucoup de gens, avoir un style vestimentaire, un look, est une forme d’appartenance à un groupe et d’une idée. Mais combien de ces personnes partagent le look sans partager les valeurs des groupes qu’ils/elles copient ?

    Aujourd’hui, nous sommes plus des numéros que des individus. Les préjugés existent, c’est une évidence, et ils vont même jusqu’à créer des discriminations que l’on pensait perdues depuis la fin de l’esclavagisme, du nazisme et de l’apartheid.

    S’habiller est aussi un moyen d’expression. Ne dit-on pas « les signes extérieurs de richesse » ? C’est bel et bien, une manière de s’afficher et de vouloir montrer quelque chose à défaut de le revendiquer.

    Si l’on n’est pas moine, on ne va pas s’habiller en moine. Et pourtant, combien de personnes sont-elles obligées de s’habiller d’une certaine manière pour leur travail ? Un style d’uniforme pour banquier, assureur, vrp… partagé par des professions particulières, comme des codes immuables pour être crédible.

    La façon de s’habiller est aussi influencé par son état d’esprit, en fonction de ses émotions : Plutôt gris et uniforme quand il fait froid, dehors ou dans son cœur, même pour les gens qui aiment les couleurs éclatantes.

    La façon de s’habiller est aussi influencé par les moyens financiers, mais surtout par la transmission de l’éducation. Aujourd’hui, la plupart des jeunes veulent des vêtements de marques.

    Le climat aussi est un facteur de choix pour son style, et représente même une culture, voire une tradition dans certaines régions.

    L’humain existe au travers du regard des autres, et souvent, les gens recherchent à s’adapter et faire partie d’un milieu. Dans l’imagerie populaire, la cravate fait penser que la personne est sérieuse et cultivée. Alors que cet artifice vestimentaire porté par les politiques devient de plus en plus un outil pour déguiser des gens qui n’ont de cultivé que leurs porte-monnaies et leur gloire personnelle de recherche de pouvoir.

    Ce système qui impose des normes et des codes, laissent les gens choisir leurs looks. L’excentricité est même devenue phénomène de mode.

    Mais derrière cette liberté de s’exprimer avec ses vêtements, les écarts ne sont pas tolérés par le pouvoir en place. La liberté oui, mais pas la marginalité, lorsqu’une mode revendique un changement de société, alors la répression entre en marche.

    L’exemple d’un mouvement a été présenté : Le mouvement anarcho-punk.

    Loin du cliché du punk alcoolisé qui revendique la liberté de ne rien respecter, l’anarcho-punk est un mouvement qui a revendiqué un changement de société basé sur l’autogestion des moyens de production, de la culture et du social dans le respect des gens, de la planète et même des animaux. Le style vestimentaire devient un engagement politique et culturel dont les bases viennent d’une mouvance musicale contestataire. Le look devient une façon d’affirmer une volonté de rupture des codes établis.

    En fait, avoir un style, c’est sortir d’une norme pour prendre les codes et entrer dans une autre. Dans ce sens, sa façon de s’habiller reflète bien sa façon de penser.

    Mais, comme il avait dit, certaines personnes utilisent un look sans pour autant en partager les valeurs. Une recherche d’identité, l’influence des médias, de la société pour se donner une apparence aux yeux des autres, jusqu’à des dérapages : Comme les jeunes filles qui se maquillent et s’habillent « trop sexy » sans avoir vraiment conscience de se que cela implique.

    L’identité d’une personne ne fait pas non plus son style. Il y a des personnes qui partagent les idées d’un mouvement qui possède un type particulier de look, sans pour autant s’habiller de cette manière. C’est aussi dans sa tête que les choses se passent et pas besoin de l’afficher pour avoir des valeurs et des convictions sur certaines choses.

    Avoir un look ne doit pas être le fait de rejeter des personnes, mais juste affirmer ne pas vouloir rentrer dans le moule du conformisme ambiant. Vouloir changer les choses est-il possible sans l’affirmer en changeant de look ?

    De nombreuses personnes ont fait avancer des choses essentielles aujourd’hui sans pour autant avoir un look spécial, comme Françoise Sagan par exemple.

    Sommes-nous toutes et tous pareilles/pareils ou plutôt toutes et tous différentes/différents ?

    Si les gens pouvaient rentrer dans des cases avec des étiquettes liées à chacune un look bien précis, on pourrait définir chaque personne, mais cela n’est pas possible car nos sensibilités sont complexes et même dans certains mouvements, il y a des mouvances et d’autres opinions possibles. N’y-a-t-il pas des militantes/militants pour les animaux qui sont xénophobes, racistes et qui votent pour l’extrême-droite en dehors de toute logique ?

    Notre société gérée par les politiques qui empêchent les débordements de masse au profit des banques et des grands patrons, laisse les gens sortir du moule avec les vêtements, bien plus qu’avec la tête.

    Pour finir, le petit tour de table a été ponctué par : »habillez-vous comme vous aimez car il fait froid ».

    En conclusion, le fait que l’habit puisse faire le moine était vrai dans le cas où le moine fait mine d’appartenir au groupe de moine.

    Mais il existe des exceptions par rapport aux préjugés tenaces. Choisir d’avoir un look peut aussi être une façon d’affirmer une revendication basée sur le fait de vouloir vivre différemment.

    Juger quelqu’un sur son seul look par rapport à une photo est un préjugé négatif, alors qu’une personne est composée par son image, mais aussi et surtout par rapport à son attitude.


  • Pause philo #6

    Jeudi 28 novembre 2013 : 6ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Avec l’arrivée de Stéphane, qui devient un membre assidu des Pauses Philo, un sujet sous forme de questionnement fut alors proposé :

    Doit-on travailler pour vivre ?

     Le fait de travailler est-il réellement une nécessité et peut-on s’en passer car pour vivre ?

    Il fallait tout d’abord analyser les termes de cette question pour pouvoir essayer ensuite de mieux y répondre.

    Pour vivre, il faut : manger, boire, se vêtir (surtout en ce moment de décembre bien froid) et se loger (quoi que certains/certaines ont fait un autre choix. Les SDF (Sans Domiciles Fixes) se distinguent entre eux : Ceux/celles qui ont fait un choix de ne plus avoir de résidence fixe et les autres qui ont subi une expulsion et se sont vus/vues jetés/jetées à la rue.

    Le système de notre pays est basé sur des lois que l’état impose (même si c’est pour avoir un petit bout de terrain perdu pour s’installer).

    Mais il existe des alternatives, comme l’ouverture de squatts qui sont des réappropriations de lieux pour en faire des lieux de vies autonomes ou simplement des logements. Avec l’exemple de l’ouverture de plusieurs squatts et leurs fonctionnements présentés avec détails et humour.

    C’est aussi dans cet ordre d’idée qu’il faut faire une distinction entre « vivre » et « survivre » :

    Le mot « travail » est ici employé dans le sens « gagner de l’argent » pour pouvoir vivre.

    Il est possible de se vêtir de récupérations auprès de structures spécifiques, de manger voire même d’être logé/logée (en hiver dans certaines structures d’accueil). Tout ceci étant possible car il existe des aides sociales. Il n’est pas impossible de ne vivre qu’avec ce minimum que représente le RSA (Revenu de Solidarité Active) qui est heureusement un droit pour toutes et tous.

    Mais le fond du problème soulevé ici, c’est que cet argent doit bien venir de quelque part. Et que si le RSA existe, c’est parce que d’autres cotisent avec l’argent prélevé sur leur propre travail.

    Aujourd’hui, on entend souvent qu’il n’y a plus assez de travail pour tout le monde. Le RSA est donc perçu comme l’achat d’une paix sociale pour ne pas voir se soulever le peuple.

    L’industrialisation a amélioré les conditions de travail pénible  de toutes et tous, mais le bénéfice est mal réparti. Déjà dans d’autres pays, cela engendre une exploitation encore plus forte d’autres humains sans aucun droits.

    Un progrès ne devrait-il pas être une invention qui serait partagée pour le bien de toutes et tous dans le respect des autres, de la nature et des animaux , au lieu de profiter à quelques privilégiés (patrons, actionnaires) ?

    L’utilisation des avancées scientifiques dans de nombreux domaines ont été développées par les militaires qui s’accaparent brevets et inventions. Il est dit que lorsqu’un produit se commercialise, c’est qu’il a été inventé au moins 5 ans déjà. On peut alors se demander, mais où en sont-ils déjà ?

    Une anecdote a alors été présentée : Dans un cursus d’obtention d’un brevet d’éducateur sportif, des cours sont délivrés sur le corps humain et sont fonctionnement. Lors d’un de ces cours, un prof a alors parlé des molécules de la puce qui se trouvent dans les muscles de ses pattes arrières et qui lorsqu’elles se mettent en action, permettent à la puce de sauter plusieurs dizaines de fois sa propre taille. Cette molécule a été découverte et prélevée sur des puces. Les scientifiques peuvent très facilement transposer cette molécule à un humain qui pourrait alors sauter au dessus d’immeuble sans effort. Le seul problème pour les scientifiques, c’est que le corps humain n’est pas assez robuste pour survivre à atterrissage.

    Dans les couloirs des laboratoires, les chercheurs manipulent les gênes et expérimentent des tas de choses sur les animaux : La vivisection. Certains ont même affirmés devant des caméras de « rêver de transposer leurs découvertes sur les humains ». Ne devrait-on pas voir peur ?

    Cette petite parenthèse fermée, la pause philo s’est alors recentrée sur le sujet. Le RSA permet en effet de vivre simplement. Mais le but du questionnement est plus global. Le RSA reste une forme d’hypocrisie sur le travail, car ne pas travailler en « faisant » travailler d’autres pour qu’ils/elles cotisent n’est pas une réponse valable, même si ce RSA est un droit qui n’est pas remis en cause ici en tant qu’aide sociale.

    Ne plus travailler, mais faire autre chose de plus épanouissant et vivre de sa passion peut-il être considérer encore comme un travail ?

    Partager sa passion et aimer son activité est moins perçu comme un travail dont le sens est plus assimilé à une soumission, presque comme une forme d’esclavage moderne. Mais même en vivant avec le cœur son activité, cela reste un moyen de gagner de l’argent, et dans notre pays, c’est aussi devoir rentrer dans un système législatif avec des aspects juridiques, des lois, des droits, des taxes et tant de démarches comptables qui font aussi partie des incontournables choses à faire.

    Certains/certaines travaillent pour manger, mais d’autres le font pour s’enrichir de plus en plus, et cela au détriment, trop souvent’ des autres. Notre monde vit aujourd’hui au rythme du capitalisme. Depuis la crise, seuls les riches se sont enrichis, comme rarement ils/elles l’ont fait, alors que les pauvres deviennent de plus en plus pauvres.

    Travailler 5 ans de sa vie, comme un genre de « service militaire » puis profiter du reste de sa vie avec un salaire décent a été évoqué.

    Le constat est là, dans notre société actuelle, pour vivre, il faut travailler, sinon c’est de la survie avec les aides sociales ponctionnées à d’autres.

    Peut-on alors s’épanouir dans le travail ? 

    Des ouvriers de Florange, jusqu’aux bonnets rouges bretons, les travailleurs/travailleuses réclament le droit de continuer à travailler, parfois jusqu’aux larmes. Aiment-ils/elles à ce point leur travail, ou ne serait-ce pas plutôt la peur de ne pas en retrouver et de ne plus pouvoir profiter de leurs salaires ?

    Ouvrir une boutique ou faire des concerts sont des formes de concrétisation d’une passion, mais c’est alors un rythme horaire à s’imposer, des papiers et de multiples démarches administratives, des taxes et autres à s’acquitter. Le fait de devoir « travailler » aussi pour l’État. Le revers de la médaille pourrait-on dire.

    Le luxe n’a jamais aussi bien fonctionné depuis la crise, preuve que de l’argent circule. Notre système capitaliste est basé sur le schéma des 3 parties : Les dirigeants/dirigeantes; les actionnaires et les travailleurs/travailleuses. Quand tout va bien, les 2 premiers s’enrichissent de plus en plus, sans que cela n’affecte les salaires des travailleurs/travailleuses. Et quand tout va mal, les 2 premiers ne voient pas leurs profits bouger, mais pour les travailleurs/travailleuses, c’est licenciements, horaires flexibles, pertes de salaires, chômage partiel, etc, etc…

    C’est parce que notre société est basée sur l’inégalité de répartition des richesses que le travail reste une forme d’esclavagisme moderne.

    Malheureusement, aujourd’hui, pour vivre de manière décente et sans exagération, il est indéniable que l’on doit travailler pour vivre.

    Mais il faut aussi dire que le futur reste à écrire, et qu’il y a assez de richesses sur la planète pour ne plus avoir à travailler. Un autre monde est possible baser, non plus sur la création de besoin à consommer » mais sur le fait de répondre aux besoins des gens dans le respect des autres, des animaux et de la planète. Un appel d »espoir pour cette pause philo motivante.

    Ne serait-il pas temps de proposer des ateliers militants pour organiser des actions sur la région ?


  • Pause philo #5

    Jeudi 21 novembre 2013 : 5ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Après avoir cru ne pas faire de séance, des personnes sont arrivées, rejointes par d’autres, dont une ayant fait le déplacement depuis Bordeaux !

    Présentations faites des personnes présentes, du lieu et de la gestion de la pause philo, plusieurs sujets ont été proposés, pour ne retenir que celui ayant fait l’unanimité des personnes présentes :

    Y-a-t-il une hiérarchie dans la souffrance ?

    La personne ayant proposé le sujet a alors démarrer la discussion avec un constat : Il n’est pas rare de voir certaines communautés revendiquer une souffrance plus grande que d’autres, de part leur histoire. Ils/elles instrumentalisent donc la souffrance de leur communauté pour avoir quelque chose. Un type de manipulation. Tout comme à l’inverse, la stigmatisation de certaines communautés sous couvert de souffrance réelle ou supposée. Avec l’exemple de la focalisation de beaucoup sur l’origine de la viande hallal, sous couvert que l’étourdissement provoquerait moins de souffrance (car dans les faits il y a beaucoup de ratés), l’opinion publique stigmatise des gens et la xénophobie teintée d’islamophobie remplie les mentalités. La personne conclut alors son introduction en affirmant que la souffrance est une valeur absolue que l’on ne peut hiérarchiser.

    La discussion et les échanges ont été riches et il serait difficile de tout retranscrire. Mais en voici les grandes lignes :

    Chaque personne réagit différemment à la souffrance et c’est donc impossible de la hiérarchiser. Même si certaines religions parlent de sacré et de sacrifices rituels au nom d’un dieu quel qu’il soit, cela donnerait-il une caution plus acceptable de la souffrance d’un être ? Mais encore une fois dans ce questionnement, c’est remettre l’humain au sommet de la hiérarchie et lui octroyer le droit de vie ou de mort au nom du sacré. Et même si elle est plus tolérable moralement, cette souffrance reste avant tout une souffrance pour celui ou celle (humain ou animal) qui la subit.

    La religion reste une forme de domination de l’esprit sur le corps. L’exemple des guerres de religions et autres violences faites en leurs noms jusqu’à tuer d’autres humains. L’idée même de sacrifice est un des rouages des pensées religieuses. Le fanatisme n’est autre que la radicalisation à l’extrême de la foi jusqu’à la violence physique en infligeant des souffrances aux autres. Chaque religion possède ses dogmes et son échelle de valeur qui influencent les croyants/croyantes à accepter la souffrance pour elles/eux-mêmes et pour les autres.

    De l’avis de certains/certaines, la vie était plus sacrée autrefois, elle l’est moins, voire plus du tout  aujourd’hui. Des peuples qui vivent encore aujourd’hui en relation avec la nature et qui n’ont parfois pas le choix de tuer pour vivre, jusqu’à certaines formes de cannibalisme.

    Pour d’autres, les croyances religieuses ne prennent pas la vie comme sacrée puisqu’elles parlent de vie après la mort (élévation, réincarnation…), c’est plutôt même la négation de la vie terrestre. Ce qui ne doit pas justifier l’obligation de manger de la viande, mais de chercher à se nourrir avec l’abondance du milieu végétal dans lequel les êtres vivants se trouvent.

    Toutes les régions du monde ne possèdent pas de végétaux, et certains peuples de la banquise mangent d’autres animaux car il ne pousse rien. Ils s’obligent à tuer pour survivre. Et en dehors de toute considération a penser qu’ils n’ont rien à faire là dans ce cas, c’est une exception humaine. Et il est plus facile aux humains de vivre entouré de végétaux que d’animaux sauvages facile à chasser sans outils.

    La discussion s’est recentrée sur la souffrance, en donnant l’exemple de maladies rares des nerfs dont souffrent certaines personnes qui les rendent insensibles à la douleur. Alors, dans ce cas, que penser de leur rapport à la souffrance des autres ? Il n’est peut-être pas obligé de pouvoir souffrir pour parler de hiérarchie de la souffrance. Et si l’on a pas besoin de ressentir de la souffrance pour être respecté, on peut alors dire que toute chose a droit au respect et que la planète aussi en train de souffrir de par la dégradation de sa biodiversité ?

    Quelqu’un a alors posé cette question : Un lion se pose-t-il la question de savoir s’il fait souffrir sa proie ?

    Une réponse a été donnée : Le lion n’a pas le niveau de conscience de son implication dans son processus alimentaire, alors que l’humain peut faire la part des choses et comprendre ce qu’il fait subir aux autres. Les gens s’approprient la planète et tout ce qui vie dessus pour son bon vouloir, et ce, à n’importe quel prix et n’importe quelle souffrance.

    L’exemple d’un mouvement peu connu, de personnes qui ne se nourrissent plus d’aliments physique a été présenté. Certains/certaines ne mangeant et ne buvant plus sans aucun problème de santé ou de perte de poids.

    La souffrance physique est une chose, mais la souffrance morale est parfois plus forte et dévastatrice car elle peut faire des dégâts sur du long terme.

    L’exemple d’une lionne qui avait adopté une gazelle a été présenté : Un fait hors du commun qui avait défrayé la chronique et le monde scientifique. Une lionne refusant de manger de la viande et s’occupant d’un bébé gazelle jusqu’à mettre en danger sa propre santé.

    Il avait été dit que la viande avait permis la croissance du cerveau humain et engendré son incroyable évolution, mais de nombreux scientifiques s’accordent à démentir ces thèses, en affirmant que le cerveau humain s’est développé grâce à la cuisson des aliments, ce qui a induit une meilleure assimilation des aliments, tant pour la mastication que pour la digestion. Les premiers humains ayant trouvé la cuisson avaient donc moins temps à passer à manger et pouvaient alors faire d’autres choses. Les recherches sur l’origine des humains montrent qu’ils/elles étaient des cueilleurs, et qu’ils ont ensuite mangé de la viande, par mimétisme des grands prédateurs carnivores, et cela, sous forme rituelle de chasse pour devenir le sommet de la chaîne alimentaire.

    Puis est venu l’histoire de « ne pas avoir le choix » face à un dilemme entre le fait de tuer un animal pour sauver sa propre vie ou celle d’un proche dans un endroit sans végétal ou ne pas tuer l’animal contre des souffrances. 

    L’argument a été détourné par le fait qu’il est plus facile de se retrouver dans un monde végétal sans animaux, ou avec la difficulté d’arriver à les chasser plutôt que l’exemple donné.

    De plus, il est indéniable que chacun et chacune d’entre nous fera le choix de préserver la vie d’un proche plutôt que celle d’un inconnu/une inconnue. Qu’il/elle soit humain ou animal dans les 2 cas. Certaines personnes préférant leur animaux de compagnie à des personnes inconnues.

    Le temps était dépassé de beaucoup, et il était donc temps de conclure : Il existe une idée partagée de la hiérarchie de la souffrance en chacun/chacune d’entre nous qui fait que nous avons plus de compassion pour ce qui nous touche à certains degrés. Mais la hiérarchie de la souffrance en tant que principe n’est fondée sur rien d’objectif. Le fait même de penser à une hiérarchie de la souffrance, pourrait entraîner d’autres formes de discriminations, car un être qui souffre alors qu’il fait lui-même souffrir ne peut-il avoir en lui, la même souffrance que quelqu’un/une qui souffre sans faire souffrir ?

    Un moment convivial, décontracté et très riche qui a continué par des échanges en groupes pendant quelques minutes encore avant de se donner rendez-vous à une prochaine séance.


  • Pause philo #4

    Jeudi 7 novembre 2013 : 4ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182La présence d’une seule personne suffit pour engager une conversation, et ce même si celle-ci est philosophique.

    Plus qu’un rapport aux mots, une interrogation est venu se poser comme thème pour cette séance :

    Comment vivre son éthique par rapport à la famille ?

    Il était important de commencer à poser le problème du contexte social d’une telle question, car c’est forcément facile d’avoir une éthique de vie dans une famille qui est déjà impliquée ou du moins sensible à ce concept.

    Si l’on se pose cette question, c’est justement parce que la famille n’est pas portée sur le sujet, comme le végétarisme par exemple. Il arrive donc de ne plus être invité/invitée car l’alimentation devient un soucis, tout comme l’alcool (sujet d’une autre pause philo à découvrir ici) qui est aussi un vecteur d’exclusion si on ne partage pas cette pratique devenue socialement incontournable.

    On accepte les amis/amies comme ils/elles sont, car on les choisit, mais rarement sa propre famille.

    Le fait de ne pas être accepté n’est pas anodin et l’on peut se demander alors pourquoi et qu’est-ce qui a provoquer ce sentiment à son égard.

    C’est alors qu’a été donné l’exemple des 3 étapes d’une transformation des mentalités, lorsqu’elle est présentée :

    D’abord, on s’en moque et elle est ridiculisée.

    Puis elle est combattue avec violence par ses opposants/opposantes.

    Pour enfin, être partagée par tous et toutes comme étant une évidence.

    Ce fut le cas pour l’esclavagisme et tant d’autres choses qui sont devenues aujourd’hui des idées partagées par tout le monde et que plus personne (si ce n’est parfois quelques réactionnaires ridicules) ne remet en cause.

    Puis les exemples personnels des réaction des gens face à une prise de position non partagée démontre que le sexisme a encore de beaux jours devant lui, et qu’il est plus difficile d’être une femme avec une éthique, que la même chose pour un homme. Pour une femme, c’est souvent sa sensiblerie qui est mise en avant et qui ne fait pas sérieux, mais rarement le fait qu’elle puisse avoir une véritable opinion éthique sur quelque chose. Le machisme dans toute sa désastreuse splendeur.

    Il n’existe pas une façon de présenter ses idéaux et valeurs, sinon la terre entière serait éthique. Chaque personne ayant son propre vécu et ses valeurs, croyances et principes, il faut alors adapter son discours et façon d’être face aux autres.

    Mais ne rien dire, pour ne pas froisser, n’est pas la solution, car c’est se renier soi-même et ce pour quoi on croit. Il faut savoir rester intègre et ne jamais compromettre son éthique. La discussion s’est alors penchée sur des expériences de vie personnelles (lesquelles ? Fallait être là !).

    Il ne faut pas chercher forcément l’affrontement avec sa famille, puisqu’il est rare que  l’on cherche l’affrontement dans notre vie de tous les jours. Rien ne sert d’être désagréable pour parler de ce qui nous touche, juste être soi-même. Être accepté/acceptée comme membre de la famille, c’est déjà profiter d’une ouverture d’esprit, de devenir une personne. Il n’est pas simple de voir les gens que l’on aime ne pas se remettre en question sans qu’ils/elles ne voient l’implication de leurs comportements sur la planète.

    Mais savoir ouvrir son cœur, faire preuve de tolérance et chercher juste à être éthique dans notre monde qui ne l’est pas (encore?), ce n’est pas donné à tout le monde et demande une forte remise en cause, alors le mieux est encore de devenir un exemple, sans compromis ni violence (les mots sont aussi souvent violents).

    Pleins de motivations et d’énergie sont ressortis de cette séance qui s’est achevée avec éthique !


  • Pause philo #3

    Jeudi 24 octobre 2013 : 3ème Pause Philo.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Avec un peu de retard, la séance a pu commencer de manière informelle en parlant de la santé, avec un échange sur des expériences personnelles (Lesquelles ? ….vous n’aviez qu’à être là !).

    Le thème fut donc tout trouvé :

    La santé et l’éthique.

    Les professionnels de santé sont-ils/elles des passionnés/passionnées ou est-ce simplement un travail rémunéré pour le seul profit ?

    La france est l’un des pays du monde, les plus consommateurs de médicaments.

    Mais si ce n’est pour faire marcher les industries pharmaceutiques, pourquoi notre société est si médicamentée ? Notre pays compte-t-il plus de malades que dans d’autres ?

    Il existe des manières alternatives à la médication à tout va. Des nombreuses plantes et ingrédients naturels sont présents dans la nature. La façon de vivre de chacun et chacune a une incidence sur son corps. Il suffit souvent de simplement être à l’écoute de notre propre corps et de ses besoins.

    La france est aussi en bonne place dans la liste des pays où les gens se font leurs propres prescriptions de médicaments. L’automédication qui pousse les grandes surfaces à faire pression pour pouvoir vendre des médicaments, comme on vend de la lessive. Avec tous les abus et dérives que cela pourrait entraîner.

    Être bien dans son corps, c’est avant tout être bien dans sa tête,  et il n’est pas rare de voir des personnes tomber malades suite à des chocs traumatiques (même si ceux-ci ne sont pas physiques, mais psychiques). Ne pas avoir le moral conduit souvent à ne pas avoir la forme et donc à tomber malade, comme une suite logique !?

    Les jeunes générations sont de plus en plus malades : Allergies, maladies respiratoires, asthme…

    Serait-ce seulement la pollution ambiante qui se propage à travers la planète ? Ou ne serait-ce pas le fait d’aseptiser l’environnement des enfants, en les surprotégeant, en évitant tout contact avec d’éventuels microbes ? Les laisser dans une bulle protectrice, sur-protectrice qui ne pourra entraîner que la faiblesse de leurs organismes une fois en dehors de leur contexte familial.

    La discussion a alors posé le non-sens éthique des industries pharmaceutiques, des centres de recherches et autres groupes privés de chercheurs dans le domaine de la santé. Un non-sens éthique car toutes ces structures sont concurrentielles. Cela veut dire que les avancées en matière de santé ne sont que des brevets déposés par des groupes privés. Que les informations sont cachées, que chaque recherche avance de son coté, contre les autres faisant les mêmes recherches. Tout cela pour le profit, la gloire ou quoi d’autre ? Mais certainement pas pour l’unique bien de la planète et de celles et ceux qui y vivent. Tant de chercheurs/chercheuses dans leurs coins respectifs, au lieu de se mettre toutes et tous ensemble pour éradiquer certaines maladies.

    On entend trop souvent parler de maladies orphelines (ces maladies rares qui ne touchent pas beaucoup de monde) dont se fichent ses gros groupes de santé car trop peu rentable. Pourquoi feraient-ils des recherches coûteuses alors que ces maladies ne touchent que quelques dizaines, centaines de personnes ?

    Les médecines douces et alternatives sont décriées, comme une chasse aux sorcières nouvelle formule.

    Le monde est sous contrôle, par les gens de pouvoir, pour surtout le laisser comme il est. Quoi de mieux que des laisser les gens accros aux médicaments au lieu de se rendre compte de leurs propres existences ?

    Le « tout médicament » n’est certes pas la solution, et il faut évidement voir ce qu’il est possible de faire en étant plus attentif/attentive à nos propres besoins.

    L’hygiène de vie étant la meilleure des préventions contre les maladies : Une bonne nourriture pour le corps (biologique pour éviter pesticides, produits chimique et autres ogm) mais aussi pour l’esprit. Ne dit-on pas « ce qu’on fait à l’intérieur se voit à l’extérieur » ?

    Corps et esprit, tout est lié. Être négatif/négative, c’est déjà tomber malade, donc être positif/positive s’est se préserver.

    La pause philo s’est terminée sur cette bonne parole.

    Papoter et échanger des expériences s’est aussi nourrir son esprit …et ça fait un bien fou !

    La rendez-vous a été donné pour nourrir aussi le corps pour danser jusqu’au bout de la nuit à la soirée festive sans alcool  à venir :

    Halloween Mini(Compte rendu en cliquant sur l’affiche)


  • Pause philo #2

    Jeudi 17 octobre 2013 a eu lieu la 2ème Pause Philo de VEGANETHIK.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182Olga et Michel sont venus passer un moment agréable à la boutique. Devant l’une des affiches de CLÉAH (le Collectif Libertaire pour l’Égalité Animale et Humaine), le sujet s’est imposé par lui-même.

    L’affiche :Férias

    Sans aucune raison de philosopher sur la corrida qui n’est qu’une simple aberration pseudo-culturelle, la discussion s’est penchée sur :

    L’alcool et son influence sur les fêtes.

    La question de savoir si l’alcool est un besoin s’est alors posée.

    L’esprit de la fête s’est perdu, même si l’alcool était déjà bien présent il y a des années, et depuis des générations d’ailleurs.

    Mais les jeunes ne savent plus faire la fête. Par manque de communication ? Ces jeunes ressentent le désir de se lâcher, de pousser les limites du convenable.

    Mais, ces jeunes sont-ils/elles conscients/conscientes de leurs actes ?

    Les fêtes sont devenues des vitrines publicitaires pour toutes les marques de boissons alcoolisées. Un type de main-mise sur l’esprit de la fête.

    Peut-on faire la fête sans alcool de nos jours ?

    C’est l’idée de refaire une éducation en instaurant un nouveau type de fête ou plutôt un retour aux sources, comme les anciens bals de villages qui disparaissent ici et ailleurs, devenus ringards pour ces jeunes bloqués sur internet et leurs téléphones mobiles.

    L’alcool se fait passer pour l’ingrédient indispensable pour la rencontre.

    De l’avis de tous les médecins, la consommation de tabac liée avec celui de l’alcool multiplie les risques de problèmes de santé de chacune de ces substances prises à des moments différents. L’alcool est un poison pour l’organisme.

    Certains parents n’hésitent pas à acheter l’alcool de leurs enfants pour leurs soirées. Ce qui cautionne le fait de boire, quel que puisse être la motivation des parents. L’alcool se banalise, tant dans les séries que certains films (comme le triste « very bad trip », faisant passer la nuit suivant une beuverie alcoolisée, pour le début d’une aventure comique) : Quel exemple affligeant.

    Il a été remarqué que de plus en plus de filles et femmes se mettent à boire avec excès. Certaines même en étant enceintes avec tous les risques que cela peut induire sur l’enfant à naitre :

    L’exemple a été donné d’une infirmière travaillant dans un centre pour handicapés mentaux lourds, dont la quasi totalité des patients/patientes ont eu des dommages cérébraux irréversibles parce que leur mère buvait de l’alcool et/ou consommait des drogues pendant sa grossesse.

    Le problème de l’alcool est aussi, et peut-être même avant tout, une volonté politique.

    Il n’est pas rare de voir des personnes refaire le monde, et le tuer presque aussi vite dans leurs verres d’alcool successifs au comptoir d’un bar.

    Comment mieux détruire la révolte de personnes fatiguées par leurs conditions de vie, autrement qu’en les faisant oublier leurs sorts au fond de leurs verres d’alcool ?

    L’alcool est devenu tendance chez les jeunes et les fabricants ne se sont pas trompés : des nouvelles bouteilles et conditionnements voient le jour (couleurs flashs, mélanges de sirops et autres jus de fruits déguisés…). Des tests ont été fait qui prouvent la présence d’alcool dans une bouteille de coca-cola sur 2. Les bières sans alcool contiennent peu, mais quand même un certain pourcentage d’alcool.

    Boire de l’alcool n’est pas tant un vecteur social, mais bel et bien un acte de consommateur/consommatrice. L’effet de groupe aidant (quel qu’en soit le domaine d’ailleurs), il y a une surenchère à l’ivrognerie.

    Les jeunes vivent par procuration par ordinateurs interposés, comme un refuge par peur de ce qui se passe autour d’eux/elles. L’alcool devient un exutoire ou l’on pense qu’il est prétexte pour braver les interdits. Il n’est pas rare d’entendre parler du fait que « l’alcool désinhibe », mais en réalité, il fait juste ressortir sa profonde personnalité : Certains/certaines deviennent violents/violentes, d’autres deviennent des obsédés sexuels/obsédées sexuelles pouvant aller jusqu’à des viols (comme régulièrement aux férias de bayonne ou dax)… d’autres enfin, restent joyeux/joyeuses heureusement, mais subissent les comportements  déviants des autres.

    Mais quoi qu’il en soit, l’alcool n’a jamais rendu intelligent, c’est une certitude, bien au contraire.

    L’alcool est un refuge pour les personnes qui manquent de personnalité et de confiance en eux/elles, la peur du regard des autres : C’est tellement plus simple de dire que c’est l’alcool qui est responsable de ses propres écarts de conduite, plutôt que le fait d’être heureux/heureuse et se permettre certaines douces folies (comme le principe premier du carnaval).

    La télé est un vecteur de conformisme, et l’alcool n’en est pas exclus (même si sa publicité y est interdite). La télé-réalité avec sa création de modèles incultes et pathétiques devient une référence pour les nouvelles générations.

    Un  grave problème de culture et de perte de valeurs éthiques au détriment du paraître, d’une éducation du vulgaire et de l’ignorance.

    A se demander si l’état n’a pas tout intérêt à laisser les masses s’abrutir avec l’aide de l’alcool, comme destructeur de neurones !?

    Mais faire un constat et critiquer les dérives sont une chose, mais que proposer comme alternative ?

    Être un exemple. Savoir éteindre sa télé et son ordinateur pour vivre. Prendre conscience de la vie en devenant responsable de ses propres actes et pensées sans aucune goutte d’alcool ni aucun autre artifice !

    La discussion s’est alors achevée avec l’annonce d’une soirée festive sans alcool  à venir :

    Halloween Mini(infos en cliquant sur l’affiche)


  • Pause philo #1

    Jeudi 10 octobre 2013 a enfin pu avoir lieu la 1ère Pause Philo de VEGANETHIK.

    http://www.dreamstime.com/-image1174182En effet, grâce à la venue de Nono et Frédéric et la présence de Diabolo, une discussion s’anime autour de la présentation des participants et du fonctionnement de l’atelier.

    De manière informelle, les mots dérivent sur un thème :

    Notre société de consommation et les alternatives écologiques dans un système capitaliste.

    Un système capitaliste qui montre aujourd’hui ses faiblesses à répondre à l’éthique. Puis se pose alors la question de la notion de décroissance, en en expliquant les fondements, les aspects et les propositions pour sortir de notre système qui créé de plus en plus d’inégalités et de pollutions.

    Enfin, l’échange devient moins philosophique et chacun présente ses expériences de vie et ses positions sur les choses et le quotidien. Une visite et découverte de la boutique s’en suit avec des explications précises des projets à venir.

    Cette 1ère Pause Philo a été un moment très sympa et cordial qui s’est achevé dans la bonne humeur.

    Des rencontres fort sympathiques pour un rendez-vous dès la semaine suivante.