Pause philo #13

Jeudi 6 février 2014 : 13ème Pause Philo.

http://www.dreamstime.com/-image1174182Le seul thème proposé et donc discuté a été le dicton :

Il faut de tout pour faire un monde.

L’idée de cette idée a été amené car, derrière cette phrase, ce cache en réalité les raisons de cette affirmation lors d’une conversation, imposé comme une fin à la discussion.

En effet, on peut remarquer que cette phrase est souvent, si ce n’est systématiquement, formulée lorsque l’on pousse notre interlocuteur/interlocutrice dans ses derniers retranchements. Et par défaut d’argument ou l’envie de mettre fin à la discussion, ce dicton ferme toute forme de débat.

Cette phrase, en elle-même, fait donc référence à son contenu qui devient alors comme une excuse pour des comportements condamnables.

Mais un comportement irrespectueux ici, dans notre société, ne peut-il être perçu autrement dans une autre culture, prouvant ainsi que chacun/chacune peut avoir sa propre perception du respect ?

Ne sommes nous pas tous et toutes semblables et en même temps tellement différents et différentes ?

Chacun et chacune ayant sa manière de penser, d’agir et de voir la vie, il est difficile de généraliser des valeurs communes. La diversité et la richesse de notre planète ne réside-t-elle pas dans reconnaissance des différences ?

Mais pour autant, faut-il de tout pour faire un monde, et dans ce « tout » accepter donc la violence ?

Si la violence n’existait pas, le monde ne serait-il pas meilleur ?

La violence n’est pas une fatalité, et même si elle est omniprésente, faut-il s’interdire d’espérer un monde meilleur et plus respectueux des autres et de la nature ?

L’idée a été alors amenée de se demander si dans un monde sans violence, nous aurions la possibilité de savoir ce qu’est le bien ou le mal ?

Mais dans un monde sans violence, où le respect des autres, et pas seulement entre humains, serait partagé par toutes et tous, aurions-nous vraiment besoin de connaître encore ce qu’est le mal pour profiter de l’instant et le bien autour de nous ?

Mais ce type de société idéale, de certains avis, ne pourrait exister et serait, dans ce cas, une forme d’uniformisation à avoir des personnes toutes et tous pareilles/pareils ?

La violence qui est présente dans notre monde a de nombreuses origines, mais s’appuient toutes sans exceptions, sur les inégalités entre les humains. La répartition des richesses, la jalousie, la recherche de pouvoir, le communautarisme et les religions divisent les individues/individus. La violence impose la peur, et engendre une frustration pouvant aller jusqu’à des réactions dans un escalade de violence.

Mais peut-on rester sans agir quand nous sommes victimes de violences ?

De l’agressions physique directement dirigée vers notre personne ou des proches, jusqu’aux violences faîtes aux autres (humains ou animaux) et au saccage de la planète, la violence est le quotidien de notre monde. N’est-il pas temps de stopper cet état de fait ?

Du coup, le dicton qui prétend en utilisant le verbe « avoir », dans le sens « besoin de » tout pour faire un monde, n’est-il pas erroné ? Ne pourrait-on pas se passer de certains et certaines pour le bien de tous/toutes les autres et de la planète ?

Ne pourrait-on pas dire : « Il faut tous les gens bien pour faire un monde ? »

Un fasciste, un chasseur, un aficionado, un pêcheur, un agriculteur d’OGM… (parfois tout en un !) ne pensent-t-ils pas œuvrer réellement pour le bien de leurs traditions, nation et valeurs ? Et pour ces personnes, celles et ceux qui remettent en cause leurs visions du monde sont dans le mal.

Le bien ne serait-elle qu’une notion subjective ?

Dans l’absolu et loin de toute influence religieuse ou spirituelle, le bien ne serait-ce pas tout simplement avoir du respect pour la planète et toutes celles et ceux qui y vivent, animaux compris, en dehors de toute forme de discrimination ?

Il existe des personnes malades, avec des comportements pathologiques (type schizophrénie, pédophilie…) qui peuvent engendrer des grandes souffrances psychologiques et des violences physiques horribles à des victimes innocentes. Ces malades, une fois adultes, ne sont pas obligées de se soigner, et rien n’est réellement mis en place dans notre société, si ce n’est la répression, mais encore une fois trop tard. Comment gérer ce type de personnes sans entraver leurs libertés individuelles, tout en sachant que leur comportement pourrait nuire à d’autres ? Là, aussi est-ce une fatalité que de vivre dans la peur de croiser ce genre de personne ?

Il est évident que le monde serait bien mieux sans ce type de personne, mais quelle solution ? Ne faudrait-il pas imposer un suivi médical réel et effectif, pouvant ainsi cadrer ces gens pour qu’ils/elles trouvent une place en société ?

Le dicton fait référence à l’état du monde actuel. Il est, en effet, aujourd’hui composé de tous les extrêmes et qu’il ne pourra changer, c’est « comme ça et on n’y peut rien » ! qui sonne comme le pire des pessimisme.

Les 3 grandes religions monothéistes  imposent des dogmes, telles des règles de conduite et dès lors, il est difficile de changer, car il faut alors changer ses propres croyances pour avancer. Ce que rares sont capables la plupart des personnes de ce monde trop perturbées par leurs propres problèmes parfois réels et parfois créés par notre société (la possession immobilière, le travail et donc le besoin d’argent…).

Une personne qui n’a connu que la violence dans sa vie, comme les enfants de guerres ininterrompues depuis des années,  en Palestine ou dans certaines régions d’Afrique, sont-ils/elles pourtant condamnables ? La violence reste leur quotidien.

Il est donc important d’avoir une conscience et communiquer pour vouloir changer les choses, mais encore le faut-il vraiment !

Notre monde, à part quelques rares exceptions, est patriarcal, les hommes de pouvoir laissant pour libertés à ceux qu’ils contrôlent, le pouvoir sur les femmes, comme seul sentiment de supériorité.

Loin de faire l’apologie de la violence, mais l’action physique dirigée vers les intérêts des extrémistes garants de discriminations subjectives, ne peut-elle pas une solution radicale face à la haine et ce qu’elle induit à notre  monde ?

Aujourd’hui, il y a vraiment de tout dans ce monde, mais ne serait-il pas temps de faire le ménage pour le bien de notre planète ?

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