Pause philo #14

Jeudi 13 février 2014 : 13ème Pause Philo.

http://www.dreamstime.com/-image1174182Un autre dicton proposé et donc discuté à cette nouvelle Pause Philo :

La fin justifie les moyens.

La violence est un facteur pour faire avancer une idée par le fait de l’imposer aux autres. Mais ce qui est important, n’est-ce pas plus le chemin que le but où arriver ?

Le fait de faire avancer ses idées ne va-t-il pas perdre son sens, si les moyens utilisés ne sont pas en harmonie avec les valeurs vers lesquelles il tend ?

Répondre à la violence par la violence devient une solution sans fin, une action engendrant toujours une réaction.

Ce dicton présente le fait que tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins.

Le fait de voler quand on n’a pas d’argent ?

Ne faut-il pas être en accord entre les moyens à mettre en place et la finalité de ses propres valeurs ?

Dans la cause animale, il n’est pas rare de voir des actions pour sensibiliser les gens à penser autrement leurs rapports avec les animaux, en utilisant les systèmes mis en place par notre société qui reste responsable de la condition animale. En effet, des associations utilisent l’image de femme comme objets de désir, tant dans leurs apparences physiques, que leurs postures et les slogans qui vont avec. C’est utiliser le sexisme pour faire passer un message contre les discriminations faîtes aux animaux. C’est reproduire un système d’oppression et de discrimination pour en condamner un autre.

De la même manière, toujours dans la cause animale, ces gens et structures faisant la promotion du racisme le plus abject au nom du respect de la vie animale. Avoir la haine sélective, sans aucun argument logique puisqu’il n’y en a pas.

La question a été posé sur le fait de  : se diviser pour une cause ne serait-elle pas néfaste pour arriver à une fin commune ?

L’idée de fin est primordiale ici, car qu’elle est la fin qui est souhaitée ? Est-il possible de se lier à des gens qui véhiculent des valeurs sur lesquelles on s’oppose pour une autre cause ?

L’exemple de la corrida a été mise en avant. La fin de cette cruauté sans nom, ne serait qu’un pas vers la fin contre toute forme de discrimination, mais est-ce pour autant, souhaitable de se lier à des personnes contre lesquelles nous allons nous opposer sur d’autres valeurs ?

L’importance de l’éducation, mais aussi par rapport aux croyances personnelles de chacun et chacune, sans parler de religion, démontrent la prépondérance du milieu socio-économique dans lequel nous vivons.

Coluche avait dit « Les humains naissent libres et égaux en droits, puis ils se mettent à boire ».

Vouloir changer le monde, c’est vouloir changer le système et influencer les jeunes générations à prendre conscience des choses qui les entourent. Mais ne serait-ce pas une forme de manipulation ?

Notre système politique est basé sur le conditionnement des gens par le pouvoir, dont le pouvoir de l’argent. Les médias, l’école institutionnelle traditionnelle, les publicités, la télé nous conditionnent dans ce système capitaliste pour consommer mc do et autres fast foods, coca, pepsi, nike… Tout est fait pour manipuler les enfants, mais aussi les adultes.

Les enfants ont conscience de la tromperie, car le système engendre des valeurs et donc il est difficile d’inculquer une autre vision aux enfants. Les jeunes comprennent qu’il y a des inégalités sans pour autant s’y opposer pour faire « comme tout le monde ».

La véritable question n’est-elle pas de savoir quelle fin nous voulons pour la planète ?

Violence, irrespect, pollution, discriminations de toutes sortes ?

La peur engendre du rejet, mais elle provient d’un manque de connaissance. L’humain est forcé à entrer dans un moule. Mais être parent et donc fournir une éducation à un enfant, n’est-elle pas une forme de manipulation ? Si l’on souhaite donner des valeurs à un enfant, qu’il puisse comprendre et intégrer, n’avons-nous pas un rôle d’exemple à proposer ?

Être un exemple, pour les autres, et pas seulement les enfants devrait être le moteur de l’éducation. Mais lorsque l’on voit au quotidien, les magouilles de politiques, telle l’affaire cahuzac, peut-on encore parler d’honnêteté et de sincérité du monde politique et du monde en général ?

Ce dicton fait quand même référence à une envie d’avoir une fin à ce monde, mais les gens ont-ils/elles cette volonté ? Les gens ne sont-ils/elles pas plus préoccupés/préoccupées par leur confort personnel et le besoin d’argent ?

Notre société permet d’oublier bien vite des actes, et d’occulter les agissements de certains politiques ou patrons, sans forcément un méaculpa de leurs auteurs, comme un pardon officieux au détriment du reste du monde.

L’affaire plus médiatique et révélatrice, même si anecdotique, de l’ancien chanteur du groupe noir désir, qui a assassiné sa maîtresse et participé à des violences physiques et psychologiques sur sa femme, la poussant à se suicider : Aujourd’hui ce personnage qui revient sur scène avec un album, n’a-t-il pas payé pour sa faute, en ayant purgé sa peine (réduite pour des raisons inconnues) ? N’a-t-il pas droit à une 2ème chance ? Et même si l’on ne peut oublier ce qu’il a fait, doit-on le rejeter ? Une personne est un tout, nous sommes ce que nous faisons et pas ce que nous disons car le mensonge est partout. Cette personne devrait, si elle a vraiment des regrets sincères pour ce qu’elle a fait, ne devrait-elle pas faire profil-bas et ne pas venir parader sur scène en prouvant à tous les hommes de ce pays et des autres que les violences faîtes aux femmes n’empêchent pas d’être des idoles ? Pour toutes ces femmes battues en france et à travers le monde, ne faudrait-il pas donner de sa personne à se faire simplement oublier pour ne pas faire de cet acte condamnable, une chose banale (1 femme meurt tous les 3 jours rien qu’en france de violences conjugales) ?

Le fait de s’en vouloir de quelque chose peut devenir un moteur d’une vie pour essayer de changer les choses. Comme certains vegan qui deviennent militants/militantes après avoir pris conscience du sort des animaux dans notre société. C’est transformer le fait de s’en vouloir à participer à un état de fait en voulant le changer. D’une erreur, en faire une force par l’exemple, sans vivre en souffrance.

Il faut savoir avancer sans rester sur le passé et l’utiliser comme expérience. Telle l’histoire de 2 moines devant passer une rivière auprès de laquelle une femme attendait sans pouvoir traverser par peur de se mouiller. L’un des moines traversa sans porter attention à la femme car leur religion les interdisait de toucher une femme. L’autre pris un moment pour réfléchir et pris la femme sur ses épaules pour franchir la rivière. Une fois de l’autre coté, il déposa la femme et parti sans un mot. Les 2 moines marchèrent longtemps, très longtemps, puis le 1er à avoir traversé, donc seul, demanda à l’autre, s’il ne trouvait pas qu’il avait fait quelque chose de mal. L’autre lui répondit qu’il ne voyait pas de quoi il parlait. Le premier dit alors qu’il s’agissait bien évidement de la femme qu’il avait touché et même porté sur son dos, plusieurs kilomètres avant. L’autre répondit alors, que lui avait laissé cette femme à la rivière loin de là, mais que son compagnon la portait encore.

Il faut aller de l’avant et ne pas se formaliser du passé, même si c’est lui qui nous a forgé.

Mais encore une fois, même si pour beaucoup de gens, le monde idéal serait un monde sans discrimination et donc sans violence, comme réagir à la violence actuelle qui ne cesse d’augmenter dans notre pays, et un peu partout sur la planète ?

Est-ce que la prière, préconisée par certains/certaines pourrait changer les choses face à un facho qui veut nous taper dessus à coups de barres de fer ?

Même s’il faut sensibiliser les gens pour qu’ils/elles comprennent leurs erreurs de jugement, en communiquant des faits et en montrant l’exemple, aujourd’hui des femmes continuent à être brulées à l’acide dans certains pays, des gens se font tabasser parce qu’ils/elles sont homo ou d’origine magrébine. Il faut donc se demander comment réagir, sans chercher à partir en chasse et reproduire ainsi ce que ces gens avides de haine sans réflexion font.

Imposer une idée n’est-ce pas une forme de violence ?

L’abolition de l’esclavage, le droit des femmes a été imposé par des minorités, et pourtant aujourd’hui, il ne serait pas question de les remettre en cause, sauf pour quelques arriérés/arriérées.

Aujourd’hui, c’est proposer un futur pour plus de liberté qui sera forcément combattu avec violence par ceux et celles qui tirent profit du présent, sans vouloir que les choses ne changent. Demander l’abolition d’une discrimination, c’est une forme de violence contre le système en place, bien plus que contre des personnes. C’est remettre en cause des idéaux partagés par des gens, vers plus de libertés et dans ce sens, il est légitime pour faire avancer les mentalités.

Il existe des moyens de faire bouger les choses sans violence, même s’il faut se préparer à faire face à la violence des « autres » (celles et ceux qui ne veulent pas que ça change). C’est lutter contre ‘ignorance et l’intérêt de quelques uns/unes pour le bien de toutes et tous.

Un voeux à mettre en place dans sa vie quotidienne, mais aussi à partager autour de soi, comme dans des endroits tel l’Espace de Vie VEGANETHIK !

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