Pause philo #15

Jeudi 6 mars 2014 : 15ème Pause Philo.

http://www.dreamstime.com/-image1174182Une petite discussion en attendant le début de la séance, a amené le sujet du jour :

En tant qu’individu/individue, que peut-on faire pour faire changer les choses ?

Trop de gens attendent des autres qu’il se passe quelque chose pour agir, car beaucoup ne savent pas quoi faire ou comment faire, sans compter la peur de se voir confronté/confrontée aux autres.

Changer, c’est aller contre un système, donc contre des gens qui font ce système, de manière consciente en y trouvant un profit ou juste en participant à son fonctionnement.

Avant de vouloir changer de système, il est important de se changer soi avant tout, comme le dit le slogan « si tu veux que le monde change, commence par toi ». C’est opérer une réelle transformation de ses valeurs propres pour se mettre en cohérence avec sa vision du système vers lequel on tend, et pas juste un effet d’annonce, comme trop de politiciens et politiciennes (tous bords confondus).

Il faut donc devenir un exemple et vivre au maximum suivant ses propres valeurs. Ce qui n’est pas toujours facile, car le changement fait peur aux autres (celles et ceux qui ne veulent pas changer) mais qui fait aussi peur à nous-même, en faisant le choix de perdre des choses, comme des amitiés, bien plus que le fait de ce que l’on a à gagner.

Chacun et chacune avons notre vision du monde et du système. La plupart des gens sont bien comme ils/elles sont et ne veulent pas d’un changement, aussi positif soit-il.

Il faut souvent un déclic négatif face à ce qui nous arrive et qui nous touche directement personnellement d’une manière profonde pour avoir conscience qu’un changement est nécessaire, sinon les gens se laissent vivre sans se poser de questions.

La changement, c’est bel et bien, de vouloir transformer une chose qui ne nous convient pas (plus) au delà du conditionnement familial, sociétal et de tous les lobbies industriels et politiciens qui nous dictent de manière plus ou moins détournée ce que tous et toutes devons faire.

Notre modèle sociale est basé sur des valeurs où l’important n’est pas le minimum vital, mais la recherche constante de l’accumulation de biens. Et vouloir changer cela, c’est vouloir supprimer un certain type de confort dont la majorité n’est pas prête à faire.

L’humain est fait pour vivre en société, et non seul/seule sur une île, mais en même temps, il a peur de ce qu’il ne connait pas d’où exclusion (comme la xénophobie ou toute autre discrimination qui ne se base sur aucun argument scientifique, mais seulement sur des aprioris moraux pour condamner des êtres sans essayer de les comprendre).

Mais vouloir changer des choses, c’est bien une forme de militantisme. Il faut alors se pencher sur la forme à prendre et adapter son discours. L’autre interprétant notre discours en fonction de sa propre interprétation.

L’adaptation de notre discours fait face à 2 types de personnes : Celles et ceux qui ont des intérêts dans ce système qu’elles/ils ne veulent pas voir changer de peur de perdre leurs pouvoirs politiques ou financiers (ou les 2 en même temps) et les autres qui vivent bien dans ce système.

D’un coté, il y a les gens qui subissent le système que l’on veut faire changer, donc il faut les sensibiliser.

Et d’un autre coté, il y a les gens qui profitent du système à qui l’on doit s’opposer par une forme de boycott de leurs intérêts, en dénonçant leurs agissements pour les faire stopper.

Notre système est vicieux et nous fait croire qu’il se soucie des gens, de tous les gens. L’exemple frappant, c’est la prise en compte des gros industriels de la grande distribution (supermarchés et autres) qui se mettent à vendre des produits biologiques certifiés en en faisant la promotion et qui vendent quelques rayons plus loin, des pesticides et engrais chimiques les plus destructeurs pour la nature.

Même si les grands changements demandent un engagement de masse, toutes les unions ne sont pas forcément de bonnes choses, car même si des buts ponctuels peuvent êtres partagés, il ne faut pas en oublier les finalités. Comme aller manifester avec des adorateurs du nazisme pour lutter contre la corrida, ne fera que donner une mauvaise image de l’éthique et de la cause qui est défendue.

Pour en revenir aux actions qu’une personne peut faire pour faire changer les choses, c’est (avec peu de moyens) faire des tracts, des affiches, bombages, autocollants voire un petit magazine en photocopies pour les coller ou distribuer un peu partout.

Un autre slogan dit : « Si tu ne fais pas partie de la solution, c’est que tu fais partie du problème ! » alors soyons la solution pour un changement éthique !

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