Pause philo #17

Jeudi 27 mars 2014 : 17ème Pause Philo.

http://www.dreamstime.com/-image1174182Des nouvelles têtes pour cette Pause Philo, de quoi donner de la motivation. Après une petite présentation du lieu et du déroulement des Pauses Philo, la discussion a porté sur la commune. Et il n’en fallait pas plus pour poser un thème :

Capbreton !

Tout d’abord, tout le monde s’est accordé pour dire que le climat est plus sympa que dans beaucoup de régions et que l’Océan est une source de bien-être. Pris entre 2 saisons, Capbreton est une ville touristique : Pleine de monde en été, où il se passe pleins de choses, mais aussi où il y a plein de monde, (presque trop !) et le reste de l’année où l’on peut dire « bonjour » aux gens que l’on croise et parfois même pouvoir discuter un  peu, comme dans un village de 8000 âmes. Les gens sont plutôt accueillants, parfois moins dans le monde du travail, qui se fait rare et où la compétition fait rage, surtout pour les gens non-originaires de la région vus/vues parfois comme des envahisseurs.

Sur les plages et ailleurs, les locaux sont en général moins propres et disciplinés que les autres, mais heureusement que d’autres sont là pour respecter leur cadre de vie. Comme l’a prouvé le triste sort de milliers d’animaux sur nos côtes, dont un certain nombre (jamais assez) a été sauvé par des bénévoles pour ne pas finir mort par les intempéries qui ont sévis sur tout le littoral atlantique.

Capbreton est une ville côtière avec un cadre de vie agréable où il fait bon vivre, comparé à d’autres régions du nord. Un cadre qu’il est important de préserver contre les pollutions et les promoteurs peu scrupuleux. 

Les gens ne sont pas des acteurs/actrices de leur vie, mais des consommateurs/consommatrices voués au culte de l’achat compulsif induit par les médias et leurs publicités lobotomisantes. La génération mc do qui « bouffe de la merde et qui fait de la merde » puisque la plupart des déchets qui longes les routes et trottoirs des villes viennent de fast foods.

Dire « bonjour » est un acte anodin qui ne coûte rien à celui/celle qui le donne, mais peut égayer la journée d’une personne qui le reçoit. En hiver, sur Capbreton, il est facile de le faire et pouvoir même discuter un peu. Ce qui est beaucoup moins évident en période estivale où la ville se remplie de touristes. 

Le tourisme fait vivre la commune et de multiples chosent se déroulent pendant cette période faste, permettant à beaucoup de commerces de vivre le reste de l’année. Même si cet aspect est primordial pour Capbreton, et que le calme revient vite pour la saison hivernale, il est important de se soucier de l’impact sur la nature.

Dans une grande ville, un sourire peut être pris comme une agression, mais plus généralement comme une chose anormale. Il est difficile de dire « bonjour » sans que la personne se demande ce qu’on a à lui demander. C’est un constat bien triste, mais une terrible réalité, l’humain s’enferme dans son intimité.

La solitude fait consommer, et c’est bien ce que recherche les gens de pouvoirs de notre société, au détriment du bien-être individuel. L’argent, c’est le paraître, avec la publicité pour créer des besoins, souvent futiles.

Le capitalisme fait des ravages, tant au niveau social, qu’écologique bien au delà de toute logique. La recherche de profit de quelques uns/unes qui cause l’exploitation de la grande majorité des autres : 5% des personnes (les plus riches) se répartissent plus de 80% des richesses de toute la planète !

Pourtant des individus/individues se bougent pour changer les choses avec des initiatives souvent locales. Ici, à Capbreton, nous avons les associations SEL-CAPBRETON (Système d’Échange Local) et EGALITERRE, le BLOG « changeons d’Ère 40″, l’Espace de Vie VEGANETHIK, le CLÉAH… qui veulent un changement pour un monde meilleur (en liens en bas à droite).

L’agriculture biologique est la seule solution viable pour se nourrir sans détruire notre environnement et pourtant rares sont les personnes qui en consomment. il est prouvé que l’humain, dans sa grande majorité, attend qu’un certain pourcentage de gens changent pour changer à son tour. Constat décevant quand on sait l’importance d’un changement radical de façon de vivre qu’il faut mettre en place dès maintenant.

Les gens ont besoin d’un déclic personnel. Les grandes phrases, les slogans, les manifestations… n’ont que très peu d’effet, si la personne ne se sent pas touchée directement. La pollution force les gens à changer, mais il faut attendre que quelque chose de négatif nous arrive pour prendre réellement conscience au point de changer ses habitudes. Les gens fument tout en sachant que c’est un poison qui tue des milliers de personnes de part le monde chaque jour, jusqu’au jour où ils/elles ont un cancer ou une personne proche.

L’égoïsme pousse les gens à se replier sur eux/elles-mêmes en ne se sentant concernés/concernées par rien qui ne les touche directement. Les gens se ferment jusqu’à l’accident. L’exemple des familles qui se mobilisent seulement après la mort ou la maladie de l’un/une d’entre eux/elles.

Il est pourtant compliqué de s’ouvrir à des inconnus/inconnues et de se dévoiler car l’intimité est une norme de confort, mais surtout de sécurité. Le fait d’ouvrir cette sphère du privé peut nous mettre en danger, en état de faiblesse par rapport à son vécu personnel. Il est plus facile de faire des connaissances dans des endroits neutres que chez soi.

La montée des inégalité cause des dérives sociales importantes et préoccupantes. Tel le phénomène dieudonné qui cristallise un malaise des dérives des médias et des politiques en place. Mais au delà de personnage en tant que comique, il est devenu un militant politique avec des idées fascisantes et comme bardot qui aime certains animaux en soutenant le front national, un humain reste un tout : On n’est pas un comique un jour et un politicien d’extrême-droite un autre jour, ou une vedette déchue vouée à une certaine idée de la cause animale un jour et l’instant d’après pro-fn, l’humain est un tout. Et ne pas s’opposer aux personnes qui véhiculent certaines idées nauséabondes (pour quelque prétexte que ce soit) c’est cautionner toutes leurs facettes, dont les pires.

L’important, c’est de partager, de donner l’exemple d’un monde meilleur et ainsi pouvoir espérer faire changer les mentalités. La france est l’un des pays les plus consommateurs d’antidépresseurs, au lieu de se bouger et de prendre en main sa vie.

Mais les pouvoirs politiques et financiers ne sont pas prêt à se changement et font tout pour que les choses restent en l’état pour mieux nous contrôler. L’alcool est un poison, mais qui rapporte de l’argent à des personnes de pouvoir en laissant les autres noyer leurs révoltes dans leurs verres, avec toute l’incidence que cela comporte : violences, conduites dangereuses… pour instaurer répression et présence policière partout. Le pouvoir trouve son compte à laisser les gens dans leurs addictions destructrices.

N’est-ce pas tellement plus simple de devenir addict à quelque chose de négatif qui nous fait oublier le misérabilisme de notre vie, plutôt que de devenir acteur/actrice de notre existence, par nos actes et nos pensées ?

La technologie est un superbe outil de communication, mais pour la plupart des gens, tellement mal utilisé qu’elle en devient négative, en enfermant les gens dans une autre addiction au lieu de créer une véritable connexion sociale. Il est plus facile de se dévoiler sur Internet, de pouvoir dire des choses personnelles, sans peur du jugement direct de par la distance physique qui sépare les destinataires. Mais le but ultime n’est-il pas de créer du lien social autour de soi dans la « vraie » vie ?

La Pause philo touchant à sa fin, après avoir débordée de l’horaire, les conclusion ont dont été ainsi :

Capbreton est un peu ressentit comme une ville de vieux où les jeunes veulent bouger, et que pouvoir avoir un endroit de discussion, comme la Pause Philo est plutôt cool, c’est un espace de parole, sans jugement où chacun/chacune peut s’exprimer avec ses propres mots sans avoir besoin d’un dictionnaire.

Et si Capbreton doit bouger, c’est à nous de le mettre en œuvre !

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