Pause philo #2

Jeudi 17 octobre 2013 a eu lieu la 2ème Pause Philo de VEGANETHIK.

http://www.dreamstime.com/-image1174182Olga et Michel sont venus passer un moment agréable à la boutique. Devant l’une des affiches de CLÉAH (le Collectif Libertaire pour l’Égalité Animale et Humaine), le sujet s’est imposé par lui-même.

L’affiche :Férias

Sans aucune raison de philosopher sur la corrida qui n’est qu’une simple aberration pseudo-culturelle, la discussion s’est penchée sur :

L’alcool et son influence sur les fêtes.

La question de savoir si l’alcool est un besoin s’est alors posée.

L’esprit de la fête s’est perdu, même si l’alcool était déjà bien présent il y a des années, et depuis des générations d’ailleurs.

Mais les jeunes ne savent plus faire la fête. Par manque de communication ? Ces jeunes ressentent le désir de se lâcher, de pousser les limites du convenable.

Mais, ces jeunes sont-ils/elles conscients/conscientes de leurs actes ?

Les fêtes sont devenues des vitrines publicitaires pour toutes les marques de boissons alcoolisées. Un type de main-mise sur l’esprit de la fête.

Peut-on faire la fête sans alcool de nos jours ?

C’est l’idée de refaire une éducation en instaurant un nouveau type de fête ou plutôt un retour aux sources, comme les anciens bals de villages qui disparaissent ici et ailleurs, devenus ringards pour ces jeunes bloqués sur internet et leurs téléphones mobiles.

L’alcool se fait passer pour l’ingrédient indispensable pour la rencontre.

De l’avis de tous les médecins, la consommation de tabac liée avec celui de l’alcool multiplie les risques de problèmes de santé de chacune de ces substances prises à des moments différents. L’alcool est un poison pour l’organisme.

Certains parents n’hésitent pas à acheter l’alcool de leurs enfants pour leurs soirées. Ce qui cautionne le fait de boire, quel que puisse être la motivation des parents. L’alcool se banalise, tant dans les séries que certains films (comme le triste « very bad trip », faisant passer la nuit suivant une beuverie alcoolisée, pour le début d’une aventure comique) : Quel exemple affligeant.

Il a été remarqué que de plus en plus de filles et femmes se mettent à boire avec excès. Certaines même en étant enceintes avec tous les risques que cela peut induire sur l’enfant à naitre :

L’exemple a été donné d’une infirmière travaillant dans un centre pour handicapés mentaux lourds, dont la quasi totalité des patients/patientes ont eu des dommages cérébraux irréversibles parce que leur mère buvait de l’alcool et/ou consommait des drogues pendant sa grossesse.

Le problème de l’alcool est aussi, et peut-être même avant tout, une volonté politique.

Il n’est pas rare de voir des personnes refaire le monde, et le tuer presque aussi vite dans leurs verres d’alcool successifs au comptoir d’un bar.

Comment mieux détruire la révolte de personnes fatiguées par leurs conditions de vie, autrement qu’en les faisant oublier leurs sorts au fond de leurs verres d’alcool ?

L’alcool est devenu tendance chez les jeunes et les fabricants ne se sont pas trompés : des nouvelles bouteilles et conditionnements voient le jour (couleurs flashs, mélanges de sirops et autres jus de fruits déguisés…). Des tests ont été fait qui prouvent la présence d’alcool dans une bouteille de coca-cola sur 2. Les bières sans alcool contiennent peu, mais quand même un certain pourcentage d’alcool.

Boire de l’alcool n’est pas tant un vecteur social, mais bel et bien un acte de consommateur/consommatrice. L’effet de groupe aidant (quel qu’en soit le domaine d’ailleurs), il y a une surenchère à l’ivrognerie.

Les jeunes vivent par procuration par ordinateurs interposés, comme un refuge par peur de ce qui se passe autour d’eux/elles. L’alcool devient un exutoire ou l’on pense qu’il est prétexte pour braver les interdits. Il n’est pas rare d’entendre parler du fait que « l’alcool désinhibe », mais en réalité, il fait juste ressortir sa profonde personnalité : Certains/certaines deviennent violents/violentes, d’autres deviennent des obsédés sexuels/obsédées sexuelles pouvant aller jusqu’à des viols (comme régulièrement aux férias de bayonne ou dax)… d’autres enfin, restent joyeux/joyeuses heureusement, mais subissent les comportements  déviants des autres.

Mais quoi qu’il en soit, l’alcool n’a jamais rendu intelligent, c’est une certitude, bien au contraire.

L’alcool est un refuge pour les personnes qui manquent de personnalité et de confiance en eux/elles, la peur du regard des autres : C’est tellement plus simple de dire que c’est l’alcool qui est responsable de ses propres écarts de conduite, plutôt que le fait d’être heureux/heureuse et se permettre certaines douces folies (comme le principe premier du carnaval).

La télé est un vecteur de conformisme, et l’alcool n’en est pas exclus (même si sa publicité y est interdite). La télé-réalité avec sa création de modèles incultes et pathétiques devient une référence pour les nouvelles générations.

Un  grave problème de culture et de perte de valeurs éthiques au détriment du paraître, d’une éducation du vulgaire et de l’ignorance.

A se demander si l’état n’a pas tout intérêt à laisser les masses s’abrutir avec l’aide de l’alcool, comme destructeur de neurones !?

Mais faire un constat et critiquer les dérives sont une chose, mais que proposer comme alternative ?

Être un exemple. Savoir éteindre sa télé et son ordinateur pour vivre. Prendre conscience de la vie en devenant responsable de ses propres actes et pensées sans aucune goutte d’alcool ni aucun autre artifice !

La discussion s’est alors achevée avec l’annonce d’une soirée festive sans alcool  à venir :

Halloween Mini(infos en cliquant sur l’affiche)

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