Pause philo #20

 Jeudi 30 avril : La 20ème  Pause Philo !

http://www.dreamstime.com/-image1174182Et comme d’habitude, une discussion très riche, après les présentations d’usage.

Le thème s’est vite imposé après avoir commencé à échanger sur la vie :

Peut-on espérer un changement de société ?

Il fallait d’abord définir de quelle société nous allions parler et il a été évident que nous pensions à une société libre sans discrimination, aucune… que soit envers les humains ou les animaux, et ce dans le respect de la biodiversité. Donc une société éthique antispéciste.

Il y a donc 2 façons de faire :

Faire changer les mentalités de tous/toutes ou faire pression sur les politiques.

Beaucoup d’exemples, d’expériences vécues ou retranscrites à travers certains livres d’histoire (souvent oubliés dans le cursus scolaire traditionnel), des projets idéalisés…

Il n’est pas bon et contraire à l’idée d’une société de gens libres de vouloir écrire cette société car cela reviendrait à l’imposer comme un dogme (l’histoire nous montre depuis toujours et encore aujourd’hui à quel point c’est négatif).

Une société libre, ne peut se faire qu’avec des gens libres et surtout responsables d’eux/elles-mêmes autant dans leurs actes que leurs pensées.

Une société plus respectueuses de la nature, ne veut pas dire un retour à la préhistoire, mais mettre au service de tous/toutes les progrès technologiques qui n’exploite pas ou ne détruisent pas la nature et les êtres (humains ou animaux).

La violence existe dans notre monde sous de multiples formes, mais le pacifisme n’est que le jeu des puissants et de leurs intérêts, pour ne pas craindre de soulèvement de masse qui pourrait leurs faire perdre leurs privilèges. La violence faite envers certains humains exploités (jusqu’aux enfants), expropriés de leurs terres par des multinationales, des animaux qu’on utilise comme des produits et la planète qu’on saccage et pollue, la violence est partout.

Être contre cet état de fait est une réaction, parfois violente car c’est bel et bien vouloir imposer le respect puisqu’il n’existe pas. Mais c’est en définitive une réaction et non une action violente. Sans ce manque de respect, il n’y aurait pas de violence (l’exemple de l’antifascisme qui s’oppose aux actes violents du fascisme qui se multiplie et se banalise partout).

Comme pour l’esclavage en son temps (heureusement révolu), seule une partie du peuple (moins de 15% de le population a demandé son abolition contre l’avis de la majorité qui en profitait et trouvait ça normal d’avoir des esclaves.

Pour la planète, et les humains et animaux (tous et toutes, sans aucune distinction), il est un devoir, pour eux avant tout, de demander l’abolition de toute forme de discrimination à leur encontre, que cesse toute forme d’exploitation qui utilise des animaux et qui ne respecter pas la biodiversité de notre planète.

Un échange très passionnel avec des visions très convergentes de la situation et de ce qu’il est bon d’espérer, même dans le climat actuel d’individualisme et d’égoïsme.

La conclusion de cette pause philo fut partagée elle aussi, car si on ne peut espérer un changement de société en répondant « non », on arrête d’agir et on cautionne ce qui se passe de plus mauvais dans notre monde, mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, donc « oui » soyons le changement que nous voulons.

C’est ainsi que s’acheva la Pause Philo, enchaînée par le Rendez-Vous de Charlie #2 pour mettre en application directe le thème de cette séance (lien ici)

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