Pause philo #4

Jeudi 7 novembre 2013 : 4ème Pause Philo.

http://www.dreamstime.com/-image1174182La présence d’une seule personne suffit pour engager une conversation, et ce même si celle-ci est philosophique.

Plus qu’un rapport aux mots, une interrogation est venu se poser comme thème pour cette séance :

Comment vivre son éthique par rapport à la famille ?

Il était important de commencer à poser le problème du contexte social d’une telle question, car c’est forcément facile d’avoir une éthique de vie dans une famille qui est déjà impliquée ou du moins sensible à ce concept.

Si l’on se pose cette question, c’est justement parce que la famille n’est pas portée sur le sujet, comme le végétarisme par exemple. Il arrive donc de ne plus être invité/invitée car l’alimentation devient un soucis, tout comme l’alcool (sujet d’une autre pause philo à découvrir ici) qui est aussi un vecteur d’exclusion si on ne partage pas cette pratique devenue socialement incontournable.

On accepte les amis/amies comme ils/elles sont, car on les choisit, mais rarement sa propre famille.

Le fait de ne pas être accepté n’est pas anodin et l’on peut se demander alors pourquoi et qu’est-ce qui a provoquer ce sentiment à son égard.

C’est alors qu’a été donné l’exemple des 3 étapes d’une transformation des mentalités, lorsqu’elle est présentée :

D’abord, on s’en moque et elle est ridiculisée.

Puis elle est combattue avec violence par ses opposants/opposantes.

Pour enfin, être partagée par tous et toutes comme étant une évidence.

Ce fut le cas pour l’esclavagisme et tant d’autres choses qui sont devenues aujourd’hui des idées partagées par tout le monde et que plus personne (si ce n’est parfois quelques réactionnaires ridicules) ne remet en cause.

Puis les exemples personnels des réaction des gens face à une prise de position non partagée démontre que le sexisme a encore de beaux jours devant lui, et qu’il est plus difficile d’être une femme avec une éthique, que la même chose pour un homme. Pour une femme, c’est souvent sa sensiblerie qui est mise en avant et qui ne fait pas sérieux, mais rarement le fait qu’elle puisse avoir une véritable opinion éthique sur quelque chose. Le machisme dans toute sa désastreuse splendeur.

Il n’existe pas une façon de présenter ses idéaux et valeurs, sinon la terre entière serait éthique. Chaque personne ayant son propre vécu et ses valeurs, croyances et principes, il faut alors adapter son discours et façon d’être face aux autres.

Mais ne rien dire, pour ne pas froisser, n’est pas la solution, car c’est se renier soi-même et ce pour quoi on croit. Il faut savoir rester intègre et ne jamais compromettre son éthique. La discussion s’est alors penchée sur des expériences de vie personnelles (lesquelles ? Fallait être là !).

Il ne faut pas chercher forcément l’affrontement avec sa famille, puisqu’il est rare que  l’on cherche l’affrontement dans notre vie de tous les jours. Rien ne sert d’être désagréable pour parler de ce qui nous touche, juste être soi-même. Être accepté/acceptée comme membre de la famille, c’est déjà profiter d’une ouverture d’esprit, de devenir une personne. Il n’est pas simple de voir les gens que l’on aime ne pas se remettre en question sans qu’ils/elles ne voient l’implication de leurs comportements sur la planète.

Mais savoir ouvrir son cœur, faire preuve de tolérance et chercher juste à être éthique dans notre monde qui ne l’est pas (encore?), ce n’est pas donné à tout le monde et demande une forte remise en cause, alors le mieux est encore de devenir un exemple, sans compromis ni violence (les mots sont aussi souvent violents).

Pleins de motivations et d’énergie sont ressortis de cette séance qui s’est achevée avec éthique !

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