Pause philo #9

Jeudi 19 décembre 2013 : 9ème Pause Philo.

http://www.dreamstime.com/-image1174182La dernière de l’année 2013, avec une affluence record puisque 6 personnes sont venues.

Et après plusieurs sujets proposé, le vote a donc été en faveur de :

Qu’est-ce qui engendre la transformation d’une personne de la violence à un acte réfléchi ?

Le sujet a été introduit par rapport au constat sur le personnage de Mandela, qui venait de décéder. En effet, il a été un combattant violent contre l’apartheid dans son pays, avant d’être enfermé pendant presque 30 ans dans les prisons sud africaines à cause de la ségrégation raciale qui a durement sévi dans ce pays. En prison, il s’est ouvert et à basculer vers la sagesse, jusqu’à « pardonner » aux politiciens responsables de sa privation de liberté, une fois qu’il fut au pouvoir. Apaisant ainsi une communauté noire éprise de vengeance après la fin de l’apartheid.

Est-ce que tout les monde pourrait être capable de ça ? L’isolement dont il a été victime a certainement été un déclencheur important, mais il était important de signaler qu’aucune personne présente ne connaissait l’histoire de Mandela et donc il ne pouvait y avoir que des spéculations sur ce qui c’était passé pour lui, donc l’interrogation a été plus générale.

Il est possible de changer ses valeurs et point de vue sur le monde pour de multiples raisons, parfois justifiées et parfois moins, voire pas du tout. Il est rare de voir un vrai bouleversement dans une vie, et pas seulement une certaine prise de conscience de quelque chose, au point de changer sa façon d’être et de vivre. Il faut souvent un déclic. Certaines personnes ont besoin de se replier sur elle-même, d’autrees apprennent de leurs erreurs. Sans parler de religion, avoir la foi dans ce que l’on pense, peut entraîner des changements importants dans ce que l’on fait.

Certains/certaines pensent que la peur de la mort est un vecteur important pour bouger et profiter de la vie, même de manière inconsciente. Mais aimer la vie, ne fais pas forcément avoir moins peur de la mort. Mais les personnes en bonne santé pensent-elles réellement souvent à la mort ?

Par contre, ne peut-on pas dire que l’on est ce que les gens renvoient de nous et du rapport que nous avons avec eux/elles ?

Se marginaliser est une transformation qu’il faut encore aujourd’hui assumer, car notre société est régie par des codes, et faire ce choix entraîne une rupture. Une profonde transformation peut prendre du temps et n’est pas nécessairement un acte direct, suivant les personnes et leurs parcours. De la souffrance permet de s’éveiller si l’on ne se laisse pas sombrer. Ne dit-on pas « ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort » ?

Une rencontre peut apporter beaucoup si l’on est prêt/prête pour cela évidement, ce que beaucoup ne sont pas, par rapport au confort de leurs styles de vie.

Une discussion riche, et encore une fois de l’émotion et des partages d’expériences personnelles parfois touchantes. Cette pause philo se termine donc sur quelques conclusion :

- Dans la nature la chenille devient papillon !

- Pour se transformer, il faut bosser !

- On se transforme toute sa vie !

- Une émotion s’est dégagée de cette pause philo !

- Nous sommes en train de nous transformer !

Puis c’était le moment de souhaiter de bonnes et heureuses fêtes de fin d’année en se donnant rendez-vous début janvier pour la reprise des Pauses Philo !

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